Biographie de la faim d'Amélie Nothomb
Autobiographie
/image%2F0553038%2F20200923%2Fob_d51f99_couv58427161.jpg)
Grand format
Edition : Albin Michel
Date de parution : 2004
Nombre de pages : 240 pages
« La faim, c’est moi. » ce sont par ses mots que le livre est résumé en quatrième de couverture. Au cœur de ce roman autobiographique, Amélie Nothomb nous donne sa définition du mot faim. La faim revêt alors différents aspects : faim d’amour, faim de connaissance… Ce parcours du mot faim se fait via les souvenirs d’enfance et d’adolescence de l’auteur entre le Japon, la Chine, New-York et le Bangladesh.
Voici un livre plein d’humour, de fantaisie et de délires. La faim est ici un désir jamais rassasié, qui revêt différentes formes : s’enivrer d’alcool, boire énormément d’eau, lire… Comme souvent, j’ai aimé le style grinçant et poétique d’Amélie Nothomb. Je me suis retrouvé dans ses petits plaisirs de gourmandise de sucre, dans son admiration pour la nature. Par contre le petit moins est qu’au commencement du livre, le récit se fait à la limite de l’ethnologie avec une description des mœurs des Nouvelles-Hébrides. Un peu déconcertant certes, mais le plaisir de la lecture avec la fine plume de l’auteur est un véritable régal. Je me suis émue devant les moments heureux et douloureux vécus dans le livre, j’ai aimé cette mise à nu des fantasmes sans voyeurisme ou malice aucune. Et surtout, j’aime cette fine barrière entre le réel et l’imaginaire avec lequel joue l’auteur. J’ai particulièrement apprécié la vie à la fois douce et austère au Japon et la folie grandiose de New-York. Un doux livre à apprécier pour les gens émerveillés de la vie.