L'Alchimiste de Paulo Coelho
Littérature sud-américaine du XXème siècle
Traducteur : Jean Orecchioni
Format : Poche
Edition : J'ai lu
Collection : J’ai lu roman
Date de parution : 1999
Première parution : 1988
Nbre pages : 220 p
ISBN : 2290141208
Prix : 5.60 euros
Santiago, jeune berger, vit la vie telle qu'il la rêvait : il voyage. Tourmenté par un rêve, il consulte une gitane et découvre qu'un trésor l'attend aux pyramides d'Egypte.
Avis basé sur des souvenirs d'ado :
Connaissez-vous cette sensation de vouloir lire de plus en plus vite pour pouvoir connaître la suite ?
Voilà exactement ce que j’ai ressenti lors de ma lecture de l’alchimiste. J’étais devenue vorace de l’histoire et j’engloutissais les mots comme des gourmandises.
Immense coup de cœur pour cet ouvrage lu en une nuit à la lueur de ma veilleuse. Écriture simple, paysages oniriques, personnages attachants, le tout baigné dans une atmosphère de spiritualité et de recherche de soi. Un livre riche de philosophie et d’enseignements qui nous font poser les questions essentielles sur notre vie.
On aime ou on déteste, j’ai adoré jusqu’à le relire plusieurs fois (ce qui n’était pas le cas de ma professeur d’histoire- géo de l’époque qui a détesté ce livre).
Avis après relecture :
J'ai décidé de relire ce livre car je voulais voir l'évolution de mon sentiment envers le récit. C'est un livre qui a énormément compté durant mon adolescence comme une révélation sur le sens de la vie. Plus de dix ans après, j'ai pu constater que le souvenir d'une lecture agréable ne disparaît pas mais que l'on est plus nuancé dans ses sentiments.
En premier lieu, j'ai trouvé le ton du récit presque enfantin, une petite bizarrerie ressentie qui ne m'a pas plus gêné que ça. J'ai retrouvé avec plaisir Santiago, personnage naïf mais attachant, qui vit sa Légende Personnelle avec une grande dévotion. Le seul hic, l'aspect quasi religieux de toute cette philosophie m'a parfois agacé. Pourtant, le propos m'a plu : vivre ses rêves, une chose simple et pourtant peu de gens le font réellement car la vie se présente pleine d'obstacles. Paulo Coelho montre que ces obstacles peuvent devenir des tremplins. La rencontre de Santiago avec un voleur au Maghreb va nous le démontrer et va suivre une période heureuse qui va pousser notre héros à se sastisfaire de sa vie et d'oublier ses rêves, une jolie contradiction : à être confortablement installé dans sa vie, on n'ose plus à suivre ses rêves.
Si j'ai parfois trouvé le récit naïf, j'attache toujours autant d'importance au message délivré par l'histoire de Santiago, et l'optimisme qu'insuffle ce livre est une bouffée d'air pur dans un monde pollué par des principes économiques et politiques.
Walpurgis