Vingt ans après d'Alexandre Dumas

Publié le par Walpurgis

Roman classique historique

Grand format

Edition : Robert Laffont

Collection : Bouquins

Date de parution : 1982

Nombre de pages : 1171 (pour l'intégrale)

Le lecteur des Trois Mousquetaires retrouvera dans Vingt Ans après ses héros favoris : Athos, Porthos, Aramis, ainsi que le gai, lucide et subtil d'Artagnan. La Fronde et la Révolution d'Angleterre servent de cadre à leurs exploits, qui les mettent aux prises avec Mazarin et avec Cromwell.

Vingt ans ont passé depuis les exploits de nos mousquetaires, chacun a continué sa vie de son côté. D'Artagnan, le seul resté mousquetaire, entre au service de Mazarin afin d'éviter la Fronde qui se dessine déjà. Confiant, il souhaite faire appel à ses amis mais de nombreux obstacles séparent les amis désormais.

Ode à l'amitié et aux liens fraternels, Vingt ans après montre que toute amitié traverse des bourrasques comme toute relation. Ici les différences d'opinions se révèlent quasi insurmontables : d'Artagnan et Porthos travaillent pour Mazarin tandis qu'Athos et Aramis font partie des frondeurs. Une très large partie du roman est donc consacrée aux retrouvailles ratées entre les quatre anciens mousquetaires et aux pensées qui les habitent.

Alexandre Dumas a effectué un travail intéressant sur ses personnages, si on retrouve des caractéristiques de chacun, la vie les a fait évoluer. D'Artagnan, toujours aussi gouailleur, se révèle blasé par le manque de reconnaissance de la royauté. Sa situation hiérarchique stagne depuis vingt ans et sa vie privée n'est guère mieux. L'intérêt de Mazarin pour sa personne lui permet de mettre du piment de sa vie malgré les sentiments mitigés qu'il ressent pour l'italien. Porthos, fidèle à D'Artagnan, n'a guère changé. Malgré son mariage et ses terres, il rêve toujours de sa baronnie. Grâce à lui, la bonne humeur est présente dans cette histoire plutôt grave. Aramis est devenu le plus antipathique. Abbé à ses heures, frondeur convaincu mais toujours aussi orgueilleux, il ne m'a inspiré guère de sympathie. Enfin Athos, la sagesse incarné, est sans doute le ciment du groupe malgré ses convictions. Devenu père, il n'hésite pas à confier son fils Raoul à son ami d'Artagnan.

D'abord opposés puis réunis par les circonstances, les quatre hommes vont parcourir Paris et ses environs pour faire gagner leur camp et ensuite partir pour l'Angleterre où leur ennemi commun les attend, Mordaunt fils de Milady. Un jeune homme effrayant décidé à venger sa mère. Le passage sur l'Angleterre est celui qui m'a le plus plu. Cette période historique où la royauté est menacée par le peuple, représenté par Cromwell, est pleine d'action et de tragédies. Par rapport au premier roman, on s'ennuie ferme un bon moment. Le contexte de l'éloignement entre les anciens amis prend énormément de place et l'intrigue en pâtit. Ce n'est qu'après plusieurs centaines de pages lues qu'on retrouve la vivacité et l'action qui enchantent tout lecteur. 

Vingt ans après est donc une petite déception. Trop de longueurs m'ont ennuyé et j'ai du insister pour retrouver l'ambiance qui m'avait plu dans Les Trois Mousquetaires. Finalement, je ne suis pas certaine de continuer la saga avec Le Viconte de Bragelonne.

 

Publié dans Classique, Historique

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