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La 5e vague, tome 1 de Rick Yancey

Publié le par Walpurgis

SF

Grand format

Traducteur : Francine Deroyan

Edition : Robert Laffont

Collection : R

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 592 pages

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive...
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

Dans la mode des romans post-apocalyptique jeunesse, La 5e vague a connu un fort succès couronné par la sortie d'un film (pas encore vu). J'avoue en avoir un peu ras le bol de ce genre d'histoire mais un Y pour un ABC n'est pas toujours évident à trouver. Je tiens à préciser tout de suite que le livre a été une agréable surprise et voici pourquoi.

Le thème de l'invasion extra-terrestre est un peu éculé, on l'a lu et vu à toutes les sauces mais Rick Yancey a eu une belle idée. Les autres ne débarquent pas sur Terre, ils éliminent par vagues la présence humaine sur Terre. Ces différentes vagues vont tuer 97% de la population. C'est à ce moment que le lecteur fait connaissance avec Cassie, survivante de 16 ans, partie à la recherche de son frère, enlevé par les ET.

Cassie est l'une des narratrices de l'histoire, elle est notre principal interlocuteur durant un long moment. Elle raconte comment les vagues sont arrivées, la perte de sa famille, le chaos qui a régné et la solitude qui l'accompagne. C'est une héroïne attachante, débrouillarde et vulnérable. Je l'ai beaucoup aimé jusqu'à ce que ses ardeurs adolescentes la rattrapent, ces dernières sont, pour moi, un vrai défaut du roman.

Dans les autres narrateurs, il y a Sam, son petit frère, 5 ans, retenu chez les aliens. C'est un personnage très mignon pour lequel on ressent énormément d'empathie. Il sera aidé par Ben, lui aussi narrateur, qui m'a fait levé les yeux au ciel quand j'ai su qui il était. Enfin, un certain Evan Walker se fait le dernier narrateur, là encore sa présence m'a un peu agacé puisque on plonge en plein poncif du genre, nous laissant mijoter sur la possibilité d'un triangle amoureux.

D'autres personnages plus secondaires apparaissent régulièrement dont des aliens et d'autres humains. C'est vraiment frustrant de voir qu'on en apprend peu au final sur les ET.

Honnêtement, le livre se lit très bien. C'est écrit de façon agréable, les actions s'enchaînent et on en apprend pas mal sur la situation. Toutefois, les explications restent superficielles et j'aurais aimé en savoir plus.

Malgré ces défauts, ce roman reste accrocheur et je lirai la suite prochainement.

 

Publié dans SF

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La Trilogie des fourmis, tome 3 : la révolution des fourmis de Bernard Werber

Publié le par Walpurgis

SF

Format poche

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 1998

Nombre de pages : 669 pages

D'un côté, les fourmis. Elles se demandent si nous sommes des monstres géants ou des dieux infinis. De l'autre, nous, les hommes. Au mieux, nous sommes indifférents à ces êtres minuscules. Au pire, nous nous acharnons à les écraser. Pourtant, après des millénaires d'incompréhension, les deux civilisations les plus évoluées de la planète vont peut-être se rencontrer, se comprendre, se connaître enfin.

Parfois, l'auteur écrit le volume de trop et c'est mon point de vue pour cet ultime tome sur les fourmis.

103e rentre chez elle afin d'informer du danger que représentent les doigts. Dans le même temps, Julie, une lycéenne, découvre en pleine forêt de Fontainebleau, l'Encyclopédie du savoir relatif et absolu. Un troisième personnage vient se greffer, le commissaire Maximilien Linart, qui enquête sur le décès du père de Julie.

J'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire. Je n'ai pas aimé le personnage de Julie et son arrivée dans le clan des sept nains n'y a rien changé. Leur révolution pacifique m'a paru se dérouler trop facilement. Cette vision m'a paru très utopique, à la limite du ridicule. De plus, le comportement du commissaire m'a paru exagéré aussi. Même si certaines vérités ou réflexions sont justes et que de bons passages sont agréables à lire, je n'ai pas adhéré à la partie humaine de l'histoire.

Côté fourmis, il y a de la redondance dans les explications et comme je me suis un peu lassée de toutes ces histoires,  ça m'a paru long. Toutefois, on apprend encore de belles choses via cette vision des insectes.

En conclusion, je ressors mitigée de ma lecture car il y a trop de répétitions avec les précédents tomes et l'histoire m'a paru bien naïve. Néanmoins, l'explication de la vie des insectes reste intéressante.

 

Publié dans SF

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Le Dragon Griaule de Lucius Shepard

Publié le par Walpurgis

Recueil de fantasy

Format poche

Traducteur : Jean-Daniel Brèque

Edition : J'ai Lu

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 635 pages

Griaule, un dragon de plusieurs kilomètres de long, a été pétrifié par un puissant magicien voilà plusieurs millénaires. Depuis, la créature titanesque, reliquat d'un âge oublié, s'est totalement « intégrée » au paysage, devenant à elle seule une chaîne de montagne chargée de végétation qui abrite ville et villages. Mais si le monstre est pétrifié, il n'en est pas mort pour autant. Ainsi Griaule continue-t-il d'instiller sa néfaste influence, une insidieuse corruption qui s'attaque aussi bien aux hommes qu'à la nature... Car Griaule poursuit un but. Inavoué et inavouable...

Ce recueil est composé de :

- L'homme qui peignit le dragon Griaule

- La fille du chasseur d'écailles

- Le père des pierres

- La maison du Menteur

- L'écaille de Taborin

- Le crâne

Six nouvelles pour nous présenter Griaule, énorme dragon pétrifié mais vivant, qui fait partie intégrante d'un paysage. La végétation et même les hommes vivent sur lui. Puissant, le dragon semble avoir une influence néfaste sur son environnement et chaque nouvelle nous présente un personnage en lien avec lui. Et avec chaque nouvelle, la question du libre-arbitre se pose, est-ce bien le dragon qui manipule les âmes ou l'homme est-il guidé que par ses choix s'arrangeant de l'excuse Griaule ? Cet aspect de l'histoire est véritablement passionnant et voir les différentes réactions des protagonistes fait réfléchir le lecteur.

Via ces histoires, nous traversons les siècles et voyons l'évolution de la province de Teocinte. La postface de l'auteur nous donne des indications sur son inspiration et nous éclaire sur la complexité de son oeuvre. Des critiques sur la politique des années 80 sous l'ère Reagan et des dictatures sud-américaines ont été distillées dans les textes. Mais il y a aussi, une part plus légère due à l'imagination de l'auteur qui nous donne une évasion totale dans ce monde fantastique.

Comme dit plus haut, chaque histoire présente un nouveau personnage. L'auteur a eu le talent de jamais nous proposer le même type de psychologie même si le dénominateur commun, l'influence de Griaule, est présent.

L'écriture est belle et dense mais sans trop de longueurs, ni lourdeurs. J'ai apprécié tous les récits même si le dernier, Le Crâne, m'a moins plu. J'ai été enchantée par la cohérence entre les textes et cela sans jamais se faire croiser les différents personnages, on note leur ancienne influence présente dans la suite des évènements.

Griaule possède-t-il vraiment cette influence néfaste qu'on lui prête ? Je vous laisse seul juge.

 

 

Publié dans Fantasy

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La grande encyclopédie des fées de Pierre Dubois

Publié le par Walpurgis

Beau livre fantasy

Auteur : Pierre Dubois

Illustrateurs : Claudine et Roland Sabatier

Edition : Höebeke

Date de parution : 1996

Nombre de pages : 183 pages

Entre le bien et le mal, l'archange et le dyman, la légende découvre un être. Cet être, c'est la fée. Entre l'Eden et les Enfers, la légende rêve d'un monde. Ce monde est peuplé par les fées. Entre la lumière et les ténèbres, la légende crée un crépuscule. Ce crépuscule devient la Féérie... Nous ne décidons rien. Précédant les hommes aux prémices du jour, penchées sur leur éveil, elles en brodent les pensées et perdent en chemin ceux qui s'accrochent à de vaines prétentions qui ne leur agréent point.

Trouver une encyclopédie de Pierre Dubois, c'est comme trouver le Graal. Avec ce livre coloré, l'auteur nous invite en Féérie faire connaissance avec une centaine de fées. Regroupées en six thématiques : les dames des nues et du temps, les fées et les fés du foyer, les reines d'or du monde du milieu, fées des mers et eaux douces, demoiselles des verts royaumes, les aériennes des rêves infinis, les fées se découvrent de façon exhaustive grâce à la plume poétique de l'auteur.

Les fées sont généralement issues du folklore européen mais d'autres cultures sont représentées notamment l'Inde. Chaque fiche de présentation donne l'apparence, l'habitat, la nourriture et les moeurs de la fée, accompagnés par une histoire ou plusieurs anecdotes sur celle-ci.

Je tiens à préciser qu'ici fées est un terme générique englobant différentes créatures ainsi vous rencontrerez les bogies, la vouivre ou encore les walkyries. En tant que profane de l'elficologie, je n'aurais pas fait ce classement ainsi et ce livre m'a appris énormément de choses et vous donne plein d'idées lecture avec une bibliographie bien fournie.

Pierre Dubois est un conteur reconnu et ça se sent énormément à la lecture. malgré quelques termes bien alambiquées, j'ai adoré lire ces courtes histoires remplies de mots magiques. L'humour et la malice de l'auteur ressortent bien dans le texte.

Les dessins sont très colorés mais j'avoue ne pas être très sensible à ce style. Autant certaines illustrations m'ont enchanté de par leurs couleurs, la richesses des détails, notamment les vêtements, certaines m'ont paru très criardes et les visages des personnages peu réussis.

Ce livre est une référence que tout amateur de féérie devrait posséder. Quoi de plus beau que de le relire de temps en temps en sélectionnant au hasard une page ?

Publié dans Beaux livres

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Prométhée en orbite d'Harry Harrison

Publié le par Walpurgis

SF

Format poche

Traducteur : France-Marie Watkins

Edition : J'ai Lu

Date de parution : 1977

Nombre de pages : 314 pages

Le fantastique vaisseau spatial Prométhée, pesant 2 000 tonnes, le plus grand que l'on ait jamais lancé, a pour mission d'aller capter dans l'espace l'énergie solaire pour la renvoyer sur Terre où les sources d'énergie commencent à se tarir. A son bord six astronautes : quatre hommes, deux femmes... trois Russes, trois Américains. C'est le premier effort de collaboration américano-soviétique.

Mais Prométhée est parti sous une mauvaise étoile et d'instant en instant, la crainte, la terreur puis l'horreur s'emparent de la Terre entière. Des millions de vies sont menacées quand le satellite se place sur une orbite décroissante. S'il heurte l'atmosphère, s'il tombe comme une masse, ce sera une explosion atomique à côté de laquelle Hiroshima n'était rien.

Le monde impuissant assiste aux efforts désespérés des astronautes pour corriger leur trajectoire. Mais la politique ne perd pas ses droits et, sous cette épée de Damoclès, les conflits et les luttes intestines mesquines s'exacerbent.

Je n'ai pas vu le film Gravity mais je pense que le film ressemble à ce livre dans le scénario. Ici, l'auteur aborde aussi un aspect politique puisque la guerre froide est encore d'actualité et seul le vaisseau Prométhée montre les premiers signes d'une collaboration américano-soviétique.

On découvre, au fil des premiers chapitres, les protagonistes de l'histoire que sont les six astronautes. Par souci d'égalité, les nationalités se partagent à part égales les membres d'équipage et oh ! grand progrès, une femme russe fait partie de l'équipage, c'est mal connaître les américains qui vont joindre une femme mais noire de surcroît ! Oui, tout est politique même dans le domaine spatial.

Je déplore les quleques clichés ou remarques un peu dépassées pour aujourd'hui : l'américain chaud bouillant attirée par la russe froide (le contraire se vérifie aussi !), la femme noire au physique de top model (si elle avait eu un physique quelconque, elle aurait moins impressionné ses collègues), ... bref plusieurs petits clichés qui, mis bout à bout, agacent.

Au niveau histoire, ce sont les catastrophes qui s'enchaînent pour Prométhée. Et tant mieux ! Car c'est angoissé, qu'on tourne les pages se demandant s'ils vont réussir à résoudre les échecs successifs. Nourrie aux films SF et sachant que le roman a paru pour la première fois en 1976, on devine aisément les intrigues, c'est dommage.

Outre les moments dans le vaisseau, on suit les tractations politiques, la prise de tête des opérateurs au sol et la vision de certains civils. Si au début, quelques chapitres viennent comme des cheveux sur la soupe, on comprend rapidement à quoi ils servent notamment au niveau des civils.

J'ai apprécié ma lecture et même si ce roman n'est pas très original, il est efficace et va droit au but. De plus, il m'a permis de découvrir (enfin !) la plume de Harry Harrison.

Publié dans SF

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