Métro 2034 de Dmitry Glukhovsky

Publié le par Walpurgis

Roman SF

Format poche

Traducteur : Denis Savine

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 512

La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l'électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu'au courage de ses défenseurs et à l'afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d'approvisionnement n'est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

C'est avec impatience que j'ai ouvert ce livre, pressée de retrouver l'univers découvert dans Metro 2033. L'histoire débute dans une station au sud du métro que le lecteur ne connaît pas. Indispensable par sa production de l'électricité, la Sevastopolskaya vit en permanence sous la menace de créatures. Alors quand une caravane et des militaires disparaissent, un groupe de la dernière chance est envoyé.

C'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai retrouvé le métro moscovite et sa micro-société. L'auteur nous emmène au sud du métro moscovite, zone encore inconnue du lecteur avec des stations du bout du monde. On appréciera un retour un Polis et la découverte des stations communistes, un régal ! L'ambiance est toujours aussi prenante avec toujours une petite touche étrange qui laisserait penser à du surnaturel. L'esprit humain se joue des tours à lui-même notamment dans certaines stations. On en apprend aussi davantage sur ce qui a conduit l'humanité à l'apocalypse nucléaire avec comme conteur Homère, l'un des personnages phare du roman.

Cette fois, Dmitry Glukhosvky a choisi un trio pour nous emmener dans les couloirs sombres du métro. Homère, cité ci-dessus, vieillard infatigable qui rêve d'écrire une histoire sur l'humanité du métro. Un personnage attachant qui est lel ien entre le passé à la surface et le présent enterré dans le métro mais aussi vers l'avenir avec son attachement à un devoir de mémoire. Et surprise ! Les lecteurs du premier opus retrouveront Hunter, survivant hanté, personnage complexe et renfermé qui semble être possédé et qui donne un côté barré à l'histoire. Je reste plus réservé sur Sacha, une jeune fille en exil, personnage un peu classique qu'on peut déplorer face à ces deux acolytes bien affirmés. On retrouve à travers elle le thème du rite d'initiation, son voyage la révélant à elle-même. Enfin, il serait possible que vous entraperceviez Artyom, le héros de 2033 !

Avec ce nouveau récit se passant dans le métro moscovite, Dmitry Glukhovsky nous régale avec un récit nerveux et bien enlevé mais qui laisse place aussi à des sujets de société qui sont d'actualité : l'écologie et l'inertie humaine, la domination par la violence et la terreur, le devoir de mémoire et sa transmission. De beaux thèmes qui font de Métro 2034 plus qu'un livre d'action.

 

Publicité

Publié dans SF

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article