Films et séries vus d'août à octobre 2018
Il était temps que je vous parle des films et séries visionnés au dernier trimestre. Celui-ci a été plus films que séries (seulement 3 saisons de séries différentes) et 11 films vus jusqu'au bout (je ne parle pas des abandonnés en cours de route). C'est parti !
Les séries :
American Horror Story : Hotel
Un an après la saison 4, nous avions commencé avec mon conjoint cette saison 5 d'AHS mais au bout de deux épisodes, Mr n'était pas emballé et moi très peu aussi. Ce n'est donc que cet été qu'on l'a ressorti et heureusement !
Malgré un début un peu poussif, l'atmosphère luxueuse mais aussi glauque de cet hôtel attire le spectateur qui se demande bien ce qui se cache derrière tout ça. C'était la première saison sans Jessica Lange et c'est vrai qu'elle manque, ici c'est Lady Gaga en vampire extravagante qui mène la danse. Si elle ne dénote pas dans le rôle, je pense qu'il a été écrit pour elle car elle fait très Lady Gaga (vous comprenez ?). Habité par des gens étranges, l'hôtel va voir arriver un flic au bout du rouleau, hanté par la disparition de son plus jeune fils quelques années auparavant.
Ayez bien le coeur accroché car dès le premier épisode, certaines scènes sont dégueulasses mais l'esthétisme et le casting sont supers et de toute façon on sait bien à quoi s'attendre en regardant cette série. Sarah Paulson, Kathy Bates et Denos O'hare sont excellents surtout ce dernier avec le rôle le plus émouvant de la série, Liz.
C'est sans doute la saison que j'ai le moins aimé de AHS mais j'en ai déjà 3 de retard alors...
Les 100, saison 4
Série que j'ai découverte depuis peu, j'avais dévoré les trois premières saisons et j'attendais patiemment que Netflix acquiert la 4e ayant raté de peu la diffusion sur SyFy.
A.L.I.E disparue, l'humanité doit trouver une solution face à l'holocauste nucléaire qui s'annonce...
Après le désastre causé par A.L.I.E et par Ontari par la suite, la société des Grounders est désorganisée et chacun se bat pour s'emparer du trône. La saison connaît donc peu de temps mort puisque tout n'est que manipulation, combats, stratégies, tout à chacun étant prêt à sauver son peuple.
Entre violence et émotion, cette saison m'a beaucoup plu. Octavia est un personnage qui évolue plus rapidement que les autres et va au fil du temps prendre de l'importance. La palme de l'émotion revient à Jasper avec une fin bouleversante mais non dénuée de sens. J'ai apprécié le personnage de Roan incarné par Zach McGowan (Black sails) qui apportait un petit renouveau au sein des Grounders. La fin de la série annonce un nouveau commencement pour les personnages, à voir dans la saison 5.
Dark, saison 1

Souvent comparée à Strangers Things, Dark est pourtant très différente et je pense que le but était de faire venir les spectateurs à cette série allemande de Netflix.
Dans les années 2000 à Winden, un enfant disparaît à proximité d'une grotte, elle-même proche d'une centrale nucléaire. Les ados qui l'accompagnaient ne comprennent pas sa disparition et plongent dans les remords. Le père de l'enfant, Ulrich, avait perdu son frère dans des circonstances mystérieuses 33 ans plus tôt. Jonas, l'un des ados, traumatisé par le suicide de son père, va enquêter.
Faire un résumé de cette série est assez compliqué car la série joue sur 3 époques différentes reliées entre elles par des événements tragiques, tous les 33 ans il s'est passé des disparitions d'enfants masculins. Rapidement le spectateur est pris dans les hypothèses sur qui est qui à quelle époque car c'est un peu ça le jeu.
L'ambiance de Winden est parfaite, comme toujours noyée dans une espèce d'atmosphère triste voire glauque. Le casting est très bien même s'il n'est pas toujours évident de reconnaître les personnages selon les époques.
S'il y a des explications durant cette première saison, j'ai trouvé cela un peu alambiqué et vu le finale je reste dubitative sur la suite mais à voir...
Les films
La Nonne de Corin Hardy (vu au cinéma)

Seul film que j'ai vu au cinéma ce trimestre, la Nonne parle des origines d'un personnage vu dans The conjuring 2, le démon Valak qui semble kiffer d'être en nonne.
Malheureusement, ce film n'est pas génial. Si l'atmosphère du couvent roumain et de son cimetière est très réussie, le scénario n'est pas terrible et les personnages plutôt navrants. Que penser de la naïveté du prêtre exorciste dont ce n'est pas la première mission ? Et de ce personnage de Frenchy, touche d'humour malvenue dans ce film (je n'étais pas venue pour rire à la base) ? Bref, le film a été fait plus pour les ados qui mangeront du pop corn et regarderont ce film comme un divertissement. Mais si vous vous attendiez à un bon film d'horreur sur un personnage qui a de la gueule, vous serez vite déçus !
La tour sombre de Nikolaj Arcel
Ne connaissant pas le livre de Stephen King, je ne pouvais pas être déçue de l'adaptation CQFD. Sans être un grand film, il divertit bien et j'ai pris plaisir à le regarder et à voir jouer Idris Elba qui a la classe.
Après j'avoue que je n'ai pas retenu grand chose de l'histoire à part qu'un pistolero doit arrêter un méchant incarné par Matthew McConaughey et qu'il est accompagné d'un enfant. Autant dire qu'il ne reste pas gravé dans les mémoires mais qu'il fait l'affaire en tant que divertissement.
Dernier train pour Busan de Sang-Ho Yeon
On me l'a vendu et revendu ce film mais je trouve souvent que les acteurs asiatiques sont trop théâtraux et que ça gâche le film. Et bien cette fois, leur jeu ne m'a pas trop gêné et j'ai apprécié ce films de zombies où un père et sa fille dont l'entente est chancelante vont se rapprocher. A chaque fois, je me dis que les pères asiatiques ne se sentent pas concernés par l'éducation de leurs enfants et sont boulot, boulot et c'est le cas ici. C'est l'occasion de mettre en avant les comportements des personnages du plus altruiste au connard patenté. Un peu cliché mais on s'en fout car on prend notre pied et c'est très bien comme ça.
The last girl de Colin McCarthy
Dans le registre zombies, voici un film sympathique sur l'éducation d'enfants contaminés mais qui arrivent à maîtriser leur soif de sang. Si au début tout va bien, l'attaque de la base va chambouler tout ça et Mélanie, une des enfants, va fuir accompagnée de sa prof, de la scientifique de la base et de militaires.
L'histoire reste classique et l'enfant va se révéler précieuse pour survivre malgré les préjugés des militaires et de la scientifique. les acteurs sont bien et on aime détester Glenn Close (la scientifique), la petite actrice Sienna Nanua est très juste dans son rôle.
Nerve de Ariel Schulman et Henry Joost
Prenez de jeunes beaux jeunes acteurs (Emma Roberts, Dave Franco), de la musique dance, un sujet à la mode (malheureusement tragique dans notre société) les challenges sur les réseaux sociaux, le tout arrosé de rivalités adolescentes et vous obtenez Nerve.
Clairement orienté vers les jeunes, ce film ne m'a pas emballé mais en même temps j'ai été jusqu'au bout. C'est un peu naze et culcul mais ça passe.
La fille du train de Tate Taylor

Comme je n'ai pas lu le livre (qui ne me fait pas trop envie), là encore je ne pouvais comparer et de plus j'adore Emily Blunt.
Dépressive et alcoolique, une femme imagine la vie d'un couple dont elle voit la maison depuis son train quotidien jusqu'au jour où la jeune femme disparaît. le spectateur découvre alors les liens entre Rachel (la fille du train) et le quartier qu'elle observait.
J'ai bien aimé le scénario et le jeu des acteurs : Emily Blunt et Justin Theroux sont parfaits. Même si c'est assez facile à deviner, on est pris dans l'histoire et dans la quête désespérée de Rachel. Entre faux souvenirs, manipulations et perversité, le film dresse des portraits de gens ordinaires pris dans un tourbillon de faux semblants.
Cela ne m'a pas forcément envie de lire le roman car le film 'a contenté, peut-être un jour...
The salvation de Kristian Levring
J'adore les western et Mads Mikkelsen donc quand ce film a été diffusé à la télévision, c'était l'occasion.
Sur une trame classique de vengeance, ce film met en scène Jon, un pionnier danois victime d'une bande de bandits commandée par un certain Delarue. C'est bien filmé, il n'y a pas d'ennui, bref c'est un western très sympa à défaut d'être révolutionnaire. Le casting est très bon : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan et petite surprise :Eric Cantona.

Tous en scène de Garth Jennings
Mon seul dessin animé du trimestre est un excellent cru : Tous en scène. Un propriétaire de théâtre au bord de la ruine décide d'organiser un casting pour trouver la future star de demain et relancer son théâtre. S'ensuit une histoire mignonne sur différentes personnalités : le gorille fils de mafieux, la mère de famille débordée, la fille timide...
Là encore le scénario reste convenu mais l'ambiance est géniale et les personnages attachants. Et même si la pop n'est pas mon genre musical de prédilection, on se surprend à reprendre en choeur les chansons. Evidemment de multiples péripéties arriveront à tout à chacun pour notre plus grand bonheur. Mention spéciale à la reprise de Lady Gaga par le cochon allemand qui est très drôle.
Des hommes et des dieux de Xavier Beauvais
Après la légèreté du précédent avis, voici un film très touchant inspiré par les moines de Tibhirine assassinés par en 1996. On découvre la vie simple et charitable de ces moines habitant près d'un village isolé où ils prodiguent notamment des soins médicaux. Au fil du film, les moines constatent une montée de violence due à la guerre civile algérienne et les menaces que leur font les islamistes.
Rester ou partir ? Chaque moine se pose la question sondant le tréfonds de son âme. Éprouvant leurs foi et leur volonté, ils vont vaquer à leurs occupations quotidiennes jusqu'au bout.
C'est un film contemplatif et lent mais jamais ennuyant qui s'impose au spectateur. Si les atermoiements d'une âme vous agacent, passez votre chemin sinon regardez ce film avec une pensée pour ces moines dévoués à leur foi et aux habitants. Le casting dans son entièreté est excellent et à noter que le film ne se pose pas la question des circonstances de l'assassinat mais montre la vie des moines avant le drame.
Made in France de Nicolas Boukhrief
Ce film a beaucoup fait parler de lui car tourné en 2014, la sortie était prévue le 18 novembre 2015 mais les attentats de Paris ont eu lieu et ce film dont le sujet est très proche de ce drame n'a finalement pas été diffusé au cinéma.
On suit le parcours de Sam(très bon Malik Zidi), journaliste infiltré au sein d'une mosquée radicale. Seulement, il se retrouve vite embrigadé dans une cellule terroriste suite au retour d'un homme revenant de Syrie. Entre conscience professionnelle (les flics lui demandent de rester) et l'horreur de la situation, Sam doit tout faire pour empêcher le drame d'arriver.
Ce film est l'occasion de voir comment une cellule peut se constituer, l'embrigadement d'individus, l'influence de certains et les raisons qui les poussent tout en montrant leurs contradictions. Le film n'est pas parfait et il y a quelques faiblesses scénaristiques mais le casting joue bien et le scénario est bien ficelé.
La danseuse de Stéphanie di Giusto

Retraçant plus ou moins librement la vie de Loïe Fuller, danseuse moderne, ce film est d'une grande poésie avec des scènes extraordinaires et magnifiques. Loïe Fuller se revêtait de draps pour ressembler à un papillon sur scène et je dois dire que le film met en valeur ses danses incroyables où l'artiste donne tout. Portrait d'une femme passionnée qui va brûler ses ailes, La danseuse montre aussi l'arrivée d'une autre danseuse célèbre Isadora Duncan et l'étrange relation qui va s'instaurer entre elle et Loïe.
Soko, Mélanie Thierry, François Damiens, Gaspard Ulliel et Lily-Rose Depp sont très bons. La musique est superbe et les chorégraphies magnifiques. Un très beau film à savourer.
Voilà donc le bilan de mes visionnages qui est plutôt positif ayant vu très peu de films que je qualifierais de mauvais. Mes coups de coeurs vont à Tous en scène pour sa belle énergie et à La danseuse pour l'histoire, les personnages, la beauté et la poésie qui émanent du film.