Prométhée en orbite d'Harry Harrison
SF
Format poche
Traducteur : France-Marie Watkins
Edition : J'ai Lu
Date de parution : 1977
Nombre de pages : 314 pages
Le fantastique vaisseau spatial Prométhée, pesant 2 000 tonnes, le plus grand que l'on ait jamais lancé, a pour mission d'aller capter dans l'espace l'énergie solaire pour la renvoyer sur Terre où les sources d'énergie commencent à se tarir. A son bord six astronautes : quatre hommes, deux femmes... trois Russes, trois Américains. C'est le premier effort de collaboration américano-soviétique.
Mais Prométhée est parti sous une mauvaise étoile et d'instant en instant, la crainte, la terreur puis l'horreur s'emparent de la Terre entière. Des millions de vies sont menacées quand le satellite se place sur une orbite décroissante. S'il heurte l'atmosphère, s'il tombe comme une masse, ce sera une explosion atomique à côté de laquelle Hiroshima n'était rien.
Le monde impuissant assiste aux efforts désespérés des astronautes pour corriger leur trajectoire. Mais la politique ne perd pas ses droits et, sous cette épée de Damoclès, les conflits et les luttes intestines mesquines s'exacerbent.
Je n'ai pas vu le film Gravity mais je pense que le film ressemble à ce livre dans le scénario. Ici, l'auteur aborde aussi un aspect politique puisque la guerre froide est encore d'actualité et seul le vaisseau Prométhée montre les premiers signes d'une collaboration américano-soviétique.
On découvre, au fil des premiers chapitres, les protagonistes de l'histoire que sont les six astronautes. Par souci d'égalité, les nationalités se partagent à part égales les membres d'équipage et oh ! grand progrès, une femme russe fait partie de l'équipage, c'est mal connaître les américains qui vont joindre une femme mais noire de surcroît ! Oui, tout est politique même dans le domaine spatial.
Je déplore les quleques clichés ou remarques un peu dépassées pour aujourd'hui : l'américain chaud bouillant attirée par la russe froide (le contraire se vérifie aussi !), la femme noire au physique de top model (si elle avait eu un physique quelconque, elle aurait moins impressionné ses collègues), ... bref plusieurs petits clichés qui, mis bout à bout, agacent.
Au niveau histoire, ce sont les catastrophes qui s'enchaînent pour Prométhée. Et tant mieux ! Car c'est angoissé, qu'on tourne les pages se demandant s'ils vont réussir à résoudre les échecs successifs. Nourrie aux films SF et sachant que le roman a paru pour la première fois en 1976, on devine aisément les intrigues, c'est dommage.
Outre les moments dans le vaisseau, on suit les tractations politiques, la prise de tête des opérateurs au sol et la vision de certains civils. Si au début, quelques chapitres viennent comme des cheveux sur la soupe, on comprend rapidement à quoi ils servent notamment au niveau des civils.
J'ai apprécié ma lecture et même si ce roman n'est pas très original, il est efficace et va droit au but. De plus, il m'a permis de découvrir (enfin !) la plume de Harry Harrison.

