Le clan des Otori, tome 5 : le fil du destin de Lian Hearn

Publié le par Walpurgis

Littérature australienne

 

Grand format

Traducteur : Philippe Giraudon

Edition : Gallimard

Date de parution : 2008

ISBN : 9782070615681

Nombre de pages : 599 pages

 

Livre lu dans le cadre d'une LC organisée par Toons.

 

Attention, il y a des spoilers sur la saga !!!

 

 

Shigeru Otori doit devenir le prochain seigneur Otori. Malgré son jeune âge, il sait que ses oncles font partie de ses ennemis et que Iida Sadamu est son rival.

 

Autant j'ai pesté que Lian Hearn nous sape la saga avec son 4e tome dans la veine 15 ans après, autant que ce 5e tome me réjouissait car il est une préquelle au Chant du rossignol et nous raconte l'histoire de Shigeru Otori.

Grâce aux précédents tomes, nous connaissons quelques bribes de l'histoire de Shigeru mais sa disparition prématurée lors du premier tome de la saga ne pouvait qu'emplir de tristesse. Ici l tome commence lorsque Shigeru a 12 ans et son jeune frère Takeshi 8 ans. Lors d'un évènement tragique au bord d'une rivière, Shigeru montre déjà sa compassion et son autorité naturelle. C'est avec enthousiasme que l'on suit le parcours du jeune seigneur Otori. Sa vie semée d'embûches, de tragédies mais aussi de passions construira l'homme secret et mystérieux qu'on découvre dans le premier tome.

Bien que l'on sache une grande partie des évènements, d'autres nous sont révélés avec surprise. Le point culminant étant la défaite de Shigeru à Yaegahara à cause entre autres de la traîtrise involontaire de sa concubine Akane. Bien sûr sa rencontre avec Naomi Maruyama est très attendue et leur amour à la In the mood for love m'a beaucoup touché.

Entre batailles, trahisons, complots et résignation, la vie de Shigeru est une longue attente afin d'assouvir sa vengeance. Entre la découverte de la Tribu et des Invisibles et l'amitié qu'il inspire, Shigeru met en place toutes les pièces du puzzle jusqu'à la découverte et le sauvetage de Takeo qui lui permettront d'instaurer la paix.

On peut parfois être un peu perdu à cause de la multitude de personnages mais une fois la bataille de Yaegahara passée, ceux-ci sont sensiblement réduits. Mais c'est avec un plaisir évident qu'on retrouve les personnages de Shizuka, Kenji ou encore le pirate fumio (enfin le père !).

A noter la douce poésie qui imprègne ce livre car pour cela, Lian Hearn montre un véritable talent. On ressent beaucoup de bien-être, de beauté et l'envie de contempler à cette lecture malgré parfois beaucoup de violence.

Un 5e tome réussi et intéressant sur Shigeru Otori qui rattrape à mon sens la bévue du 4e tome.

Publié dans Historique

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