Perceval ou le Roman du Graal de Chrétien de Troyes

Publié le par Walpurgis

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Format poche

Traducteurs : Jean-Pierre Foucher et André Ortais

Editeur : Gallimard

Collection : Folio Classique

Date de parution : 2005

Nombre de pages : 376 pages (avec dossier), 357 pages (sans)

 

Perceval est un jeune gallois innocent dont la mère le protège de possibles rêves de chevalerie. Mais un jour, il rencontre des chevaliers du roi Arthur et le jeune Perceval part à la cour du roi Arthur pour se faire adouber et va se faire enseigner les règles de la chevalerie. S’ouvre alors à lui un destin exceptionnel.

 

 

Après Yvain et le chevalier au lion qui ne m’avait moyennement plu, je me suis quand même motivée pour lire Perceval ou le Roman du Graal. Perceval est en effet mon personnage préféré de la Table Ronde, enfin j’avoue plutôt celui de Kaamelott ! Je voulais en savoir un peu plus sur le véritable personnage très fortement lié à la découverte du Graal. Ici, on lit d’abord le récit de Chrétien de Troyes avant de passer à différents auteurs qui ont continué cette œuvre suite au décès de Chrétien de Troyes.

On commence le récit avec un jeune Perceval protégé par sa mère qui ne veut point qu’il devienne chevalier. Il rencontre par hasard des chevaliers du roi Arthur et est fasciné par leur stature. Il part donc, au grand désarroi de sa mère, à la cour du roi Arthur pour devenir chevalier. Suit donc un premier succès lors d’un duel avec un chevalier à l’armure vermeille puis un apprentissage de la chevalerie avec un prudhomme nommé Gorneman. S’ensuit de multiples aventures souvent répétitives (les lieux ont tous droit à la même description) entrecoupées par celles de Gauvain (pas très intéressantes). Les personnages bien sûr sont traités de façon assez superficielle mais il faut bien sûr se remettre dans le contexte de l’époque où cette littérature courtoise était lue à la cour. Perceval est celui, évidemment, qui est le plus creusé. D’abord naïf à la limite de la stupidité, il devient, grâce à sa dévotion à Dieu, un chevalier admirable.

Le récit est une véritable apologie du christianisme qui rend Perceval meilleur et l’aide à triompher des épreuves. Il n’y a jamais eu autant de personnages qui se recommandaient à Dieu !

Le style est ampoulé puisque traduit du français médiéval mais c’est assez dépaysant. En fin de compte, cela ne m’a pas gêné à part quelques relectures de phrases pour bien comprendre. Sans être très emballée, je ne me suis pas ennuyée. Une lecture à connaître pour les fans du mythe arthurien.

 

Publié dans Classique

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