Les enfants de Hurin de J.R.R. Tolkien

Publié le par Walpurgis

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Grand format

Illustrateur : Alan Lee

Traducteur : Delphine Martin

Edition : Christian Bourgeois

Date de parution : 2008

Date de parution originale : 2007

ISBN : 9782267019650

Nombre de pages : 195 pages

 

 

COUP DE COEUR !!!

 

 

Lors du Premier Age, Morgoth mène une guerre contre les Elfes alliés aux hommes. Hurin, homme courageux, se dresse contre lui et se fera capturer. Sa malédiction : voir ses enfants, Turin et Niënor marcher vers un terrible destin.

 

 

Narn I Chîn Hurin est l'un des contes que l'on retrouve dans Le Silmarillion mais inachevé. Tolkien n'a jamais pu finir ce conte commencé en 1917 mais souvent interrompu. La préface de son fils Christopher apporte de nombreux éclaircissements sur l'ébauche de cette histoire. D'ailleurs, la forme que nous avons sous les yeux est donc une réunion de brouillons rattaché de façon cohérente par le fils Tolkien.

Je partais conquise, ce conte est une de mes histoires favorites de Tolkien. Elle est pleine d'émotions aussi bien tragiques que heureuses. On sait la malédiction de Morgoth inévitable et les mauvais coups du destin se succèdent pour Turin. En effet, Turin est le héros principal, sa soeur Niënor n'apparaît qu'en fin d'histoire avec un rôle d'une grande importance, le summun de la malédiction.

Turin est un personnage ombrageux, loin d'être d'une raison inébranlable, ce qui l'emmènera tout droit vers son destin tragique. Courageux mais tourmenté, Turin fera de nombreuses erreurs. Le lecteur ne peut qu'assister impuissant à la chute inexorable de son héros.

Certains passages sont palpitants, je pense notamment à la découverte de Gondolin ou son passage à Nargothrond. Les elfes sont très présents, ils protégent Turin du mieux qu'ils le peuvent mais ils sont dépassés par le feu qui couve en Turin. Turin ne fera que vagabonder provoquant Morgoth jusqu'à choisir un nom comme un pied de nez au terrible Valar : Turambar (maître de son destin). Avec tout son courage, Turin combattra Morgoth, souvent à deux doigts de briser la malédiction mais la fourberie du Valar n'aura pas de limites. Les évènements qui ponctuent le texte sont d'une grande teneur épique et on se demande comment tout cela va s'achever. La fin est une apothéose tragique mais avec sa part de bonheur déstabilisant.

Je souligne la présence des beaux dessins d'Alan Lee, d'une perfection incroyable. Je regrette seulement leur emplacement pas toujours cohérent avec le texte.

 

 

Lu dans le cadre du

ABC Imaginaire 2013 bis copie

 

Walpurgis

Publié dans Coups de coeur

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Frankie 12/04/2013 19:25

Je l'ai lu il y a un an et demi et j'avais plutôt aimé mais pas autant que le Seigneur des anneaux. J'avais eu du mal avec les personnages, il me semble.

Walpurgis 12/04/2013 21:00



C'est sûr que Turin n'est pas agréable qu'Aragorn par exemple. Il est plus arrogant, il fait pas mal d'erreurs. J'aime bien ce côté anti-héros !