Le Jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafon

Publié le par Wolna

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Format poche

Traducteur : François Maspero

Edition : Pocket

Date de parution : 2009

Première date de parution : 2008

ISBN : 2266194235

Nombre de pages : 667 pages

 

 

Attention, l’avis contient des spoilers.

 

 

David Martìn écrit dans un journal La Voz Industria. Son patron lui demande de lui écrire un feuilleton pour le journal, soutenu par la star du journal Pedro Vidal. Les Mystères de Barcelone connaissent le succès et ce dernier attise la jalousie des autres employés. Commence pour David, une vie différente et semée de mystères…

 

 

Après le magnifique L’Ombre du vent, Wolna m’a gentiment prêté Le Jeu de l’ange. J’avais hâte de découvrir ce roman et en même temps j’avais peur de ressentir une certaine déception si le livre n’était pas à la hauteur de son prédécesseur. L’histoire se situe vingt ans (au moins) auparavant l’Ombre du vent et on fait connaissance avec le héros David Martìn, jeune homme plein d’avenir en tant qu’écrivain. Epaulé par le riche Pedro Vidal, il va connaître un grand succès en partie sous un pseudo. Puis lorsque la gloire semble pouvoir arriver sous son nom, il s’embarque dans une mystérieuse histoire avec un éditeur parisien, Andréas Corelli. De plus, sa vie personnelle se révèlera désastreuse, la femme dont il est amoureux, Cristina, partant avec un autre. Bref, comme vous pouvez le constater, notre héros est mal loti, ce qui va aggraver sa descente aux enfers.

J’ai tout de suite ressenti de la sympathie pour le personnage de David mais au fil du récit sa passivité par moments m’a un peu agacé. J’ai retrouvé avec plaisir les Sempere, Daniel (présent dans L’Ombre du vent mais adulte) réapparaissant enfant et on fait connaissance avec son père, vieux monsieur adorable. Pedro Vidal, en protecteur, est sympathique mais sans plus. Quant au personnage Andreas Corelli, je l’ai trouvé très vampirique, un peu comme les vampires d’Anne Rice la sensualité en moins. Beaucoup de personnages masculins sont présents, certains de façon très temporaire mais pourtant nécessaires à l’intrigue. Quant aux femmes, elles sont peu présentes malgré deux héroïnes plus en vue : Cristina et Isabella. Si la première est terriblement fade, malgré un côté tragique qui rehausse le personnage au fil de l’histoire, Isabella est une jeune fille dynamique et pleine de ressources et je l’ai vraiment adoré. Elle ramenait de la vie dans le récit comme elle en ramenait dans la vie de notre héros.

L’histoire est attrayante et réussie. Zafón mêle habilement différents genres et c’est très prenant malgré tout j’ai moins apprécié les passages de conversations théologiques entre David et Corelli, je trouvais cela plutôt assommant.

Et le gros point fort du livre est cette atmosphère du Barcelone des années 20, toujours aussi gothique, mystérieuse. J’aime vraiment cette vision de la ville, j’en découvre une facette différente de ce que j’ai moi-même vu la Barcelone ensoleillée, festive. La maison de la tour est digne d’une maison de film d’horreur et certains quartiers sont vraiment flippants.

J’ai donc été conquise mais pas totalement, je l’ai trouvé un peu en deçà de L’Ombre du vent. Un peu trop bavard pour être parfait mais un bon livre tout de même.

 

Walpurgis

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Commenter cet article

Pauline 06/09/2011 08:19


J'ai beaucoup aimé ce deuxième livre également. Mais son rapport avec le fantastique m'a troublée. L'approche n'est pas vraiment la même que dans l'Ombre du vent. Je ne savais pas quoi croire.


Walpurgis 06/09/2011 09:30



Oui ici c'est beaucoup plus proche de l'occultisme, de la notion d'immortalité et il y a plus de théologie. Un peu ce qui m'a le moins plu par certains côtés.