Geisha d'Arthur Golden

Publié le par Walpurgis et Wolna

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Grand format

Traducteur : Annie Hamel

Edition : JC Lattès

Date de parution : 1999

Première date de parution : 1997

ISBN : 2-7096-1938-5

Nombre de pages : 525 pages

 

 

Ce livre a été lu dans le cadre du challengelivraddict2011moyen

 

Geisha est une fiction inspirée de la vie de la geisha Mineko Iwasaki.

 

 

Chiyo vit à Yoroido, un petit village de pêcheurs, avec ses parents et sa sœur. Sa vie suit un cours normal jusqu’à ce que sa mère tombe gravement malade. Le père décide de confier Chiyo et sa sœur Satsu à M. Tanaka, notable de la région. Le destin de Chiyo va être bouleversé car M. Tanaka ne l’adoptera pas mais aura un tout autre projet pour elle.

 

 

Geisha est un roman fictif sur l’existence d’une geisha, Sayuri Nitta. Le récit est présenté d’abord comme les confidences de la geisha et retranscrits par un professeur en histoire du Japon. Pendant son enfance, la geisha s’appelait Chiyo et vivait dans un village de pêcheurs. Suite à la maladie de sa mère, Chiyo et sa sœur Satsu sont envoyés à Kyoto pour des destins différents. Chiyo, par ses yeux gris-bleus et la beauté qui en découle, sera appelée à devenir geisha.

Le récit est donc une véritable immersion dans le monde des geishas et balayent les idées reçues qu’on peut avoir sur ces femmes (prostituées, soumises…). On découvre leur éducation stricte sur les arts, la beauté de leurs kimonos qui se révèle stratégique pour se faire remarquer…

 Arthur Golden dépeint aussi la société japonaise du XXème siècle, ses mœurs, ses rêves et sa terrible désillusion finale. L’histoire débute plusieurs années avant la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à la fin de celle-ci (voire un peu plus).

Les personnages féminins sont donc à l’honneur dans ce livre mais de nombreux personnages masculins apparaissent dans le roman à des moments charnières de la vie d’une geisha. Chiyo/Sayuri est très touchante, on la suit durant toute sa vie l’accompagnant dans sa quête du bonheur et de réussite. Elle sera longtemps persécutée par une geisha à la beauté incroyable : Hatsumomo, féroce rivale qui déteste cette nouvelle recrue. Toutefois, une alliée de taille aidera Chiyo, la grande geisha Mameha, rivale directe d’Hatsumomo. On peut dire que les stratégies ne manqueront pas pour que chacune réussisse à contrecarrer les plans de l’autre. Les personnages masculins les plus marquants seront le président, fantasme de Chiyo/Sayuri et Nobu, homme défiguré et craint par de nombreuses geishas. J’ai beaucoup aimé ce dernier personnage dont on devine la souffrance derrière une apparence de calme et de froideur même si son caractère est véritablement difficile. De nombreux personnages secondaires émaillent le roman mais je vous laisse découvrir ces portraits hauts en couleurs (par exemple un Docteur Crab particulier).

L’histoire est belle sans tomber dans le dramatique ou le mélo. D’ailleurs, le récit paraît tellement crédible que j’ai cru, pour ma part, que cette geisha avait existé bien que l’auteur souligne que l’histoire est fictive et explique ses inspirations. Quant à l’écriture, elle est très simple et ne bloque pas du tout la compréhension de ce nouveau monde qui s’ouvre à nous. Bizarrement, le récit est assez long et pourtant aucun ennui, je ne pourrais expliquer cela mais les descriptions de toute beauté, la simplicité des choses font qu’on accroche tout de suite.

Je me suis immergée avec plaisir dans ce monde incroyable et mystérieux, ce livre a renforcé mon goût pour la civilisation nipponne. Je pense lire plus tard l’autobiographie de Mineko Iwasaki, qui, mécontente des libertés prises par Arthur Golden, a écrit son propre livre. Je n’ai toujours pas vu le film et j’appréhende même de le voir, la peur d’être déçue sans doute.

Ce livre est vraiment un bel ouvrage que je conseille fortement !

  

Œuvre liée : Geisha de Rob Marshall (2005)


Walpurgis

 

Je viens de finir à l’instant les dernières pages de Geisha et j’ai vraiment aimé cette lecture. J’ai apprécié en connaître plus sur les Geishas, sur leurs éducations, leurs apprentissages des arts, leurs atours, leurs habitudes. Et je dois dire également, que la description du Japon à travers l’histoire est vraiment saisissante. La plume de Golden sait parfaitement transcrire la beauté des choses simples comme celles des kimonos ou des cerisiers en fleurs. Quant aux personnages ils sont plus que réalistes, tellement réalistes qu’on a du mal à se dire qu’ils n’ont pas existés.
Je me suis particulièrement attaché à Sayuri, Mameha et Nobu. Par contre j’ai été moins conquise par le président et la fin de l’histoire.

 

Lu en Décembre 2011, dans le cadre du big challenge 2011.
Wolna

Publié dans Coups de coeur

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