Assassin's Creed : la Croisade secrète d'Oliver Bowden

Publié le par Walpurgis

Littérature fantasy

Format poche

Traducteur : Cédric Degottex

Edition : Milady

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 476 pages

Niccolo Polo raconte à son frère Maffeo, l'histoire d'Altaïr le maître des Assassins. Mais que sont les Assassins ? Vivant dans une citadelle à Masyaf, ils protègent la Terre Sainte des Templiers. Altaïr, encore jeune assassin, fait une tragique erreur par orgueil et doit regagner sa place. 

Fan de l'univers du jeu vidéo Assassin's Creed, je n'étais pas attirée par les romans. On m'a prêté La Croisade secrète avec enthousiasme alors c'est parti pour la découverte.

Ce roman s'inspire du premier volet du jeu vidéo où l'on suit le parcours d'Altaïr, jeune Maître Assassin. Plein d'orgueil, le jeune homme commet une erreur fatale en voulant s'attaquer au Templier Robert de Sablé. Puni, il retombe en noviciat et commence sa quête vers la rédemption.

Si l'écriture n'est pas une gêne en soi, je me suis beaucoup ennuyée. L'auteur reprend le déroulé du jeu en respectant scrupuleusement le jeu. Si pour jouer, cela passe car on se défoule et on est dans l'action, autant dire que ça passe très mal au niveau de la lecture. Pour raconter les neuf assassinats, on tombe dans une répétition assommante où le schéma narratif se répète atrocement. Je ne comprends pas pourquoi l'auteur ne s'est pas approprié complètement ce passage pour le retravailler.

Ce qui m'a aussi beaucoup déçu c'est le manque de description des villes, de l'ambiance en général car c'est ce qui fait le charme du jeu. ici, les descriptions restent superficielles malgré la visite de Jérusalem, Saint Jean d'Acre ou Damas. Où sont les odeurs d'épices, le brouhaha des souks, la fraîcheur des cours intérieures ? J'espérais être embarquée dans un Orient un peu fantasmé avec des descriptions quasi cinématographiques, dommage ! Une fois passée la trame narrative du jeu, on découvre le reste de la vie d'Altaïr. On apprend beaucoup de chose et notamment comment il a fait évolué la Confrérie mais malheureusement, je n'ai pas accroché sans doute échaudée par la première partie du récit.

Si la personnalité d'Altaïr est profonde et bien creusée. On reste sur sa faim pour les autres personnages même si leurs histoires personnelles sont abordées. On a l'impression d'un balayage rapide de plusieurs portraits.

Pour conclure, je préfère nettement jouer au jeu vidéo de la licence que lire les romans qui me semblent dispensables.

 

Publié dans Déceptions

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