Alcools de Guillaume Apollinaire

Publié le par Wolna

Recueil de poèmes du XXème sièclealcools_couv.jpg

 

Illustrateur : Raoul Dufy (Le Bestiaire)

Editeur : Gallimard

Collection : Poésie

Date de parution : 2010

Première date de parution : 1913 (Alcools) 1911 (Le Bestiaire) 1917 (Vitam Impendere Amori)

ISBN : 2070300072

Nombre de pages : 190 pages

Prix : 6,70 euros

 

Lu dans la cadre du challengelivraddict2011moyen

 

Alcools

 

Alcools est un recueil de poèmes éclectiques écrits entre 1898 et 1913 dont la particularité est l’absence de ponctuation. Mythologie, religion, la mort, les amours déçus, Paris ou la modernité font partie des nombreux thèmes qui émaillent cette œuvre. Parmi ces poèmes, des classiques comme le Pont Mirabeau, les Colchiques

 

J’aime beaucoup la poésie mais je n’ai pas approché certains classiques et un premier pas a été fait avec ma découverte d’Apollinaire avec son recueil Alcools. L’originalité de ce recueil vient de l’absence de ponctuation, inspiré par Blaise Cendrars. Au début, cela m’a assez déconcerté mais en fin de compte, la lecture reste aisée et grâce au rythme qu’on influe aux vers, on obtient une jolie lecture et il est amusant de constater pour certaines phrases un double sens selon notre lecture.

Apollinaire parle de Paris, de ses amours déçus, de son séjour en prison, de ses voyages, de la modernité… Beaucoup de références sont faites avec différentes mythologies ou la religion. Le premier poème Zone présente l’entrée dans la modernité via ce recueil. De plus, les poèmes sont sur des constructions différentes et selon, certains riment, d’autres pas…

Comme je suis loin de vouloir faire une analyse (et d’en avoir envie), je peux vous dire ce que j’ai ressenti. J’ai très apprécié de découvrir ce merveilleux poète, dire que je ne l’aurais peut-être jamais lu sans le Big Challenge. Les poèmes sont très beaux et j’ai beaucoup aimé son mélange de vocabulaire précieux et trivial. J’ai eu besoin d’un dictionnaire quelquefois car il fait référence à des éléments de légendes ou exotiques que je ne connaissais pas toujours. Je connaissais un seul poème d’Apollinaire Le Pont Mirabeau et si celui-ci est très beau, d’autres sont tout aussi merveilleux tels que La Chanson du Mal-Aimé, Les Sept Epées, Crépuscule, le Vent nocturne ou les Cloches.

Je recommande donc ce recueil aux amoureux de la poésie et aux curieux qui veulent découvrir Apollinaire.

 

Le Bestiaire ou cortège d’Orphée

 

Le Bestiaire est un recueil de poèmes très courts publié en 1911. Ces poèmes parlent d’un animal et seul Orphée est présent par trois d’entre eux. Les illustrations sont en fait des gravures de Raoul Dufy.

 

Orphée parle des animaux du bestiaire. Il représente le poète (ce qu’il est dans la mythologie grecque). Chaque animal est l’occasion pour le poète de déclamer quelques vers sur son caractère ou sur sa présence dans les légendes.

Une démarche que j’ai trouvé originale et qui m’a beaucoup plu. De plus, les poèmes sont facilement accessibles même si nos connaissances sur les légendes sont pauvres. De plus, des notes d’Apollinaire sur son travail se trouvent à la fin du recueil et montre comment l’auteur recherchait son inspiration et se documenter.

 

Vitam Impendere Amori

 

Ce titre signifie Vivre empêche d’aimer. Ces six poèmes ont été publiés en 1917.

 

Des poèmes très courts empreints de tristesse et de mélancolie sur les amours déçus, les amours perdus. Coup de cœur pour ces six poèmes simples mais très beaux.

 

 

Walpurgis

 

 

Publié dans Poésie

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