Le Rouge et le Noir de Stendhal

Publié le par Walpurgis

Classique

Format poche

Edition : Garnier Flammarion

Date de parution : 1964

Nombre de pages : 500

En 1826, dans la France de la restauration, Julien Sorel, jeune homme d'origine modeste et ambitieux, part à l'assaut de la haute société...

Il était temps de corriger la non lecture de ce classique de la littérature française qu'est Le Rouge et le Noir de Stendhal. Ma seule incursion stendhalienne était dans des nouvelles qui m'avaient peu plu. 

Ce livre ne m'a pas plu à cause d'un style que j'ai trouvé trop lourd. Finalement j'ai perdu rapidement mon entrain et j'étais presque désolée de ne pas avoir de plaisir à le lire. Mais pourquoi ?

Finalement à part le style, j'ai beaucoup aimé l'histoire. Julien Sorel est le personnage détestable par excellence. Ambitieux, opportuniste, intelligent mais manquant d'instinct social, il séduit les femmes pour mieux servir son ambition. Il change d'idées selon son interlocuteur, se fait tel un caméléon pour convenir à la situation. Sa passion secrète pour Napoléon est très naïve, il n'a pas la foi mais sait que l'Eglise est une porte d'entrée plutôt sûre. On assiste à son évolution avec curiosité. Psychologiquement, il est admirablement travaillé et l'affaire Berthet qui a inspiré Stendhal n'y est sans doute pas étrangère pour peindre admirablement un tel personnage.

Et si Julien Sorel nous apparaît antipathique, les deux personnages féminins qu'il séduit le sont par d'autres aspects. Mme de Rénal, naïve à l'extrême voire un peu idiote et pourtant qui nous offre une fin mémorable. Mathilde est une idéaliste un peu paumée, exaltée à la bordure de la folie. Ces trois personnages vont créer une tragédie prenante en voulant suivre leur ligne de vie. Stendhal écrit donc un roman psychologique prenant qui donne envie de tourner les pages. 

Si niveau style je trouve Zola plus accessible, j'ai toutefois aimé les descriptions notamment des paysages du Doubs et la présence bienfaitrice de la nature où Julien se révèle sans faux-semblants. Mais l'intérêt réside aussi dans la dissection des moeurs : mépris paysan pour les choses intellectuelles, l'hypocrisie bourgeoise, l'idéalisme des jeunes, l'ambition des classes inférieures...

Mais voilà j'ai du me motiver pour lire ligne après ligne. Si le début a été simple, j'ai vite déchanté lorsque Julien entre au service des Rénal. J'avais l'impression de m'embourber dans les mots, heureusement j'ai continué car je voulais connaître la suite. Un roman qui demande de la persévérance mais vu comment il plaît en général, peut-être que vous n'aurez pas besoin de faire d'efforts.

 

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