La cité des jarres de Arnaldur Indridason

Publié le par Walpurgis

Roman policier

Format poche

Traduction : Eric Boury

Edition : Points

Date de parution : 2006

Nombre de pages : 327

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant " qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

Pour la troisième fois, je retrouve l'inspecteur Erlendur et ses collègues Elinborg et Sigurdur Oli et cette fois sur une affaire de moeurs. La victime a été plusieurs fois soupçonné de viols sans jamais avoir été puni. Erlendur va donc remuer le passé tout en cherchant la trace de l'assassin.

La cité des jarres est un livre efficace et agréable à lire. L'enquête est plutôt intéressante même si je ne la qualifierais pas non plus de passionnante. A travers l'enquête d'Erlendur, on découvre l'importance de la génétique en Islande avec une base de données nationale qui m'a un peu effrayé par les dérives qu'elle pourrait engendrer (mais qui n'est pas le thème ici). On retrouve aussi la thématique de la disparition qui semble être une récurrence chez l'auteur mais qui est peut-être une obsession islandaise même si je n'ai rien trouvé de probant sur le sujet. L'enquête se déroule tranquillement et il y a peu de surprises, j'ai été un peu déçue de la cité des jarres, collection de bocaux d'organes, qui joue un rôle très rapide dans l'histoire. J'imaginais quelque chose de plus gigantesque et glauque. 

Enfin l'histoire familiale d'Erlendur est bien sûr présente avec l'arrivée inopinée de sa fille Eva Lind qui décide de vivre chez lui et lui demande un petit service sur la disparition d'une jeune mariée. Comme j'avais déjà rencontré ce personnage dans d'autres romans et que les événements étaient ultérieurs je n'ai pas été très surprise par les difficultés du personnage que je trouve assez antipathique au demeurant. En fait c'est un peu le problème je n'ai aucune affection pour les personnages d'Arnaldur Indridason. Je n'ai aucune hâte de les revoir ou de savoir comment ils vont évoluer, je me contente de lire un de ces romans quand j'en croise un par hasard dans une boîte à lire car je sais que je passerais un bon moment de lecture sans m'encombrer le cerveau.

En conclusion, une histoire qui se déroule sans accroc avec des sujets intéressants mais qui restent superficiels. On sent qu'il ne manquerait pas grand chose pour que ces romans deviennent passionnants. Pas le meilleur de la série Erlendur mais le moment de lecture sera agréable.

Publié dans Policier

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Frankie 04/06/2020 17:51

C'est avec ce tome que j'ai découvert Erlendur voici presque 10 ans maintenant. Je l'avais beaucoup aimé car cela me changeait des polars anglo-saxons ou français. Après, ça a un côté un peu vieillot et c'est vrai que les personnages ne sont pas très attachants (surtout la fille, effectivement).

Walpurgis 05/06/2020 07:11

Comme j'ai lu d'autres tomes sur Erlendur avant, celui-ci m'a paru un ton en-dessous mais j'aime bien en lire un de temps en temps.