L'aliéniste de Caleb Carr

Publié le par Walpurgis

Thriller

Format poche

Traducteur : René Baldy et Jacques Martinache

Edition : Pocket

Date de parution : 1996

Nombre de pages : 573

New York 1896... Un meurtrier auprès duquel jack l'Éventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste spécialiste des maladies mentales -, pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter. Ils ont peu de temps : le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter...

Depuis un peu plus d'une dizaine d'années, le profilage est devenu la méthode policière "à la mode" notamment dans les séries télévisées avec le succès d'Esprits criminels notamment. Dans L'aliéniste, Caleb Carr nous raconte la naissance balbutiante de cette méthode non reconnue.

A l'aube du XXème siècle à New York, un tueur en série assassine quasiment dans l'indifférence des enfants prostitués. C'est sans compter sur l'intégrité du préfet Roosevelt qui met en place une équipe inédite pour poursuivre l'assassin et ce dans le plus grand secret. Composée du journaliste John Schuyler Moore, de l'aliéniste Laszlo Kreizler, de deux frères policiers les Isaacson et de la secrétaire Sarah Howard, cette équipe va utiliser des méthodes basées sur la psychologie et la psychanalyse pour arrêter le meurtrier. Et si ce roman nous présente des scènes de crimes sanglantes, il est avant tout un historique romancé de la naissance du profilage. De nombreuses pages sont donc consacrées aux évolutions de la médecine sur les maladies mentales, sur les nouvelles méthodes d'investigation inspirées par des aliénistes ou philosophes. Autant vous dire que si vous cherchez de l'hémoglobine, ce ne sera pas ici. Loin du trash, c'est plutôt une enquête psychologique qui est proposée. Loin d'être barbant, on apprend énormément si jamais le sujet nous passionne.

Ce qui est finalement dommageable ce sont les personnages auxquels je ne me suis pas attaché. J''étais plutôt indifférente de leur sort. Le personnage de Laszlo est antipathique malgré un passé tourmenté et les autres ne nous inspirent pas grand chose. On est surtout intéressé par l'enquête et de voir comment le tueur sera arrêté. J'ai aussi beaucoup apprécié la peinture du New-York de l'époque, la place importante qu'occupent les criminels et l'Eglise, la pauvreté, la forte immigration... C'est extrêmement bien décrit et documenté et on imagine parfaitement la ville à cette époque. 

L'enquête en soi repose sur les explications d'où un rythme lent qui ne m'a pas gêné puisque intéressée par le sujet. Pour les autres, ça sera l'enfer d'attendre aussi longtemps l'identité du meurtrier et la méthode pour le coincer. En conclusion, un roman intéressant mais un peu longuet sur la naissance du profilage. je ne sais pas si la série rend mieux les personnages qui, ici, manquent d'intérêt. On retiendra un sujet bien traité et un New York criminel parfaitement rendu.

 

Publié dans Thriller

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Zina 25/01/2020 09:22

Je l'ai lu il y a très longtemps mais j'avais adoré ce diptyque, surtout le 2e.
La série est bien, mais j'y avais en effet trouvé Lazlo très antipathique par contre j'ai beaucoup aimé Sarah et John.

Walpurgis 25/01/2020 10:47

Je lirais sans doute le deuxième alors ! C'est vrai que Sarah et John sont plus sympathiques.

Frankie 21/01/2020 11:08

Je n'ai pas lu le livre mais j'avais beaucoup aimé la série télé et son atmosphère. Cependant, j'avais aussi trouvé Laszlo assez antipathique. Mais j'avais beaucoup aimé les autres personnages, notamment Sarah.

Walpurgis 21/01/2020 22:28

Laszlo est antipathique dans le livre donc la série a du respecter son caractère. Je jetterai un oeil, ça pourrait me plaire !