Pantagruel de François Rabelais

Publié le par Walpurgis

Roman classique

Format poche

Edition : Pocket Classiques

Date de parution : 2009

Nombre de pages : 364

Fils de Gargantua, Pantagruel - qui, bébé, réduit son berceau en miettes, étrangle un ours et mange le jarret de sa nourrice - donne le coup d'envoi de la Renaissance française. C'est un bon géant, qui sème l'épouvante et dont les exploits surpassent ceux d'Hercule. Mais Rabelais lui préfère encore Panurge, l'homme à tout faire, éternel étudiant sans scrupules qui connaît soixante-trois manières de se procurer de l'argent, toutes assez malhonnêtes. Et ces deux monstres de se lancer dans des voyages fabuleux. Or, ces êtres prodigieux nous ressemblent, et le moine-médecin Rabelais est toujours là, bouillonnant de santé et de jeunesse, fou d'idées et de malice.

Rabelais, je ne l'avais jamais lu jusqu'à maintenant, ma seule approche de l'auteur s'était faite par le truchement du dessin animé Gargantua diffusé lorsque j'étais enfant alors autant dire que je ne connaissais pas grand chose de Rabelais. Puis dans une boîte à lire, Pantagruel était là en version bilingue (vieux français/français moderne) c'était donc parti pour la découverte. 

Dès le départ, ça démarre fort ! Le ton est truculent puis rapidement grivois. Ça blague, ça envoie plein de références dans la tête et des listes à gogo. Les situations rocambolesques s'enchaînent avec toujours des expressions qui depuis sont passées dans le langage commun et ça continue avec le ton outrancier et même avec de l'humour pipi-caca. Me voilà déboussolée et un peu confuse devant ce déluge à la fois délicieux et déroutant puis quand ça part dans le fécal, moi je n'aime pas ça.

Mais tout de même, je reste sidérée par cette imagination débordante et délirante. Les personnages sont drôles et bizarres à la fois, on ne sait pas si on les aime ou si on les conchie. Faire du paillard avec art et intelligence n'est pas donné à tout le monde et Rabelais est le maître mais... je me suis ennuyée, je l'avoue ! Faute de clés pour tout comprendre, les listes soporifiques, certains passages trop barrés m'ont laissé sur le chemin. Et plus que Pantagruel, c'est son compagnon Panurge qui m'a fait aimé ce récit avec en apothéose le duel de mime avec un éminent étudiant de la Sorbonne.

Vous voilà prévenus, il faut être armé pour apprécier Pantagruel. Des connaissances sont nécessaires notamment sur le contexte de l'époque pour tout comprendre et après c'est surtout une histoire de goût. Si le paillard et le grivois ne vous fait pas peur et que vous aimez même le lire en vieux françois, vous adorerez Pantagruel

 

Publié dans Classique

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