Amarok de Bernard Clavel

Publié le par Walpurgis

Roman d'aventure 

Grand format 

Edition : Albin Michel 

Date de parution : 1987

Nombre de pages : 266

L'Abitibi et le Grand Nord canadien semblent loin, très loin de l'Europe. Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, ses hommes, pionniers d'un courage exemplaire, répugnent à s'engager dans une nouvelle tuerie. Timax Landry, le trappeur sans malice, a tué accidentellement un sergent recruteur. Tous ceux d'Harricana et de Val Cadieu s'unissent alors pour le protéger et organiser sa fuite vers la banquise, là où l'hiver efface toute trace. Un attelage de chiens le conduira. A sa tête, Amarok, le chien mâtiné de loup au regard déchirant, un animal bouleversant d'intelligence, de générosité et de dévouement dans cette course vers la liberté. Mais y a-t-il encore une place en ce monde pour les indomptés ?

Bien qu'Amarok soit un quatrième tome, il peut être lu indépendamment. Il fait partie de la saga Le royaume du Nord qui raconte la venue de pionniers français dans le grand nord canadien. 

Le point de départ du roman est le meurtre involontaire d'un sergent de la police militaire par un jeune trappeur,  Timax.  Pris en charge par son père spirituel,  Raoul,  les deux hommes vont fuir dans le grand nord avec à leur côté Amarok le chien loup de Raoul.  

Via son personnage Raoul,  Bernard Clavel célèbre la beauté de ce territoire glacé,  désolé,  d'une beauté mystérieuse et indomptable.  Raoul aime ce lien qui le relie à la nature,  il le chérit et cette fuite est l'occasion de s'y abandonner. Son lien avec Amarok est l'une des facettes de cet amour pour le sauvage,  le brut,  la nature.  On ressent un amour quasi mystique entre le trappeur et le grand nord. Et dans cette contrée où la vie est difficile,  l'auteur appuie sur l'entraide et la fraternité entre hommes et femmes qui ont du s'adapter et ont appris à aimer cet environnement indomptable.  

Les personnages sont rudes et francs.  Il n'y a pas de place pour les complications car la nature est cruelle.  Mais qu'en est-il d'Amarok ? Le titre du livre porte son nom mais il est rarement au premier plan et pourtant... le lecteur ne peut oublier ce chien extraordinaire et en fermant le livre le dévouement,  la loyauté de ce chien ne peut que nous bouleverser. 

Le récit laisse place à d'autres sujets plus rapidement traités : la mobilisation des canadiens pour la Seconde guerre mondiale,  la vie difficile des pionniers,  leur isolement et le monde des chiens de traîneaux. Seul regret,  le style très abrupt de Clavel qui vous met tout de suite dans l'action alors qu'un peu de poésie et de contemplation m'auraient plu. 

Néanmoins l'auteur réussit à plonger le lecteur dans un monde hostile mais d'une beauté certaine. La nature y est célébrée au même titre que la fraternité entre habitants et donne une belle leçon de vie.  Un livre à conseiller aux amoureux des grands espaces. 

 

 

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