La Moïra, tome 2 : La guerre des loups d'Henri Loevenbruck

Publié le par Walpurgis

Roman fantasy

Format poche

Edition : France Loisirs

Date de parution : 2004

Nombre de pages : 469

La destinée d'Aléa se complique. L'île entière semble dépendre de ses actes. Et tous sur l'île veulent mettre la main sur la jeune fille : Maolmordha, qui lance à ses trousses un mystérieux guerrier revenu d'entre les morts ; le Conseil des druides, plus impliqué encore depuis le décès de Phelim ; le Grand-Druide Finghin, qui cherche à la protéger ; le comte Feren Al'Roeg, avide de la convertir... Même Imala, la louve blanche, à la tête d'une meute grandissante, semble suivre Aléa. Aléa, la fille de la terre. Aléa, qui a accepté son destin de Samildanach. Aléa, entre les mains de qui résident l'avenir et les souffrances de milliers de vies humaines et animales. Car la guerre est proche et gronde...

Le tome 1 était prometteur, ce second opus nous laisse un peu sur notre faim. Malheureusement, il souffre des défauts décelés dans le précédent livre et c'est vraiment dommage car on sent le potentiel extrêmement fort que possède l'histoire d'Aléa et Imala.

La guerre des loups c'est surtout une guerre entre hommes. Les différentes provinces tissent des alliances pour contrer les Tuathann, les druides jouent double jeu et la province chrétienne d'Harcourt essaye de tirer son épingle du jeu. On ne s'ennuie pas durant les passages d'alliances, de coups fourrés. L'aspect politique et religieux de Gaelia est bien exploité et permet de tisser une toile intéressante qui petit à petit se rapproche d'Aléa. Par contre on regrettera que Maolmordha n'ait que peu d'apparitions dont une pour adouber un être mystérieux vite balayé. Le petit plus ce sont les druides, bien qu'ils forment une  communauté solidaire, on sent les dissensions au sein de celle-ci et par le passé des renégats l'ont quitté montrant à quel point cet ordre est plus fragile qu'on ne le pense. Les Tuathann prennent de l'importance surtout le fils du chef qui semble posséder un lien particulier avec Aléa.

La déception principale vient surtout du rôle très minoré d'Imala, la louve blanche. Loin d'un lien entre égaux comme Fitz et Oeil de Nuit possèdent dans L'Assassin royal, Imala semble plus être un faire-valoir. Peu d'apparitions et surtout un rôle très flou qui a peu progressé depuis sa première apparition. Si les descriptions des moeurs des loups sont bien détaillés, j'aurais préféré plus de consistance pour ce personnage que lire ces infos, certes intéressantes, mais peu utiles pour le récit.

Quant à Aléa, c'est un personnage vraiment étrange, bien que jeune (14 ans) elle possède une maturité sans doute liée au rôle de Samildanach. A la fois fragile, arrogante, perspicace et naïve, la jeune fille oscille entre différentes personnalités laissant entrapercevoir l'influence du pouvoir qu'elle a reçu. Du coup, Aléa se complexifie au fil du récit et écrase les autres personnages vite oubliables puisque assez caricaturaux. Ses décisions peuvent paraître dénuées de sens mais là encore j'ai eu l'impression de lire une stratégie d'échecs mâtinée d'un peu de chance. On se prend au jeu et finalement on lit l'histoire avec plaisir à défaut d'être réellement surpris.

Un petit mot sur l'environnement qui est esquissé mais pas vraiment exploité. Peu de descriptions mais on reconnaît certains lieux réels pour l'inspiration. Mont-Tombe m'a tout de suite fait penser au Mont Saint Michel et j'ai bien aimé ce petit clin d'oeil. 

En conclusion, ce deuxième tome est un peu décevant même si on s'aperçoit que toutes les pièces de l'échiquier sont en place pour une lutte finale épique. On attend donc beaucoup de ce tome 3 ! Toutefois mon impression n'a pas changé depuis le premier tome, cette saga est faite pour des novices de la fantasy. Les autres la trouveront trop classique et simpliste.


 

Publié dans Fantasy

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