La douce empoisonneuse d'Arto Paasilinna

Publié le par Walpurgis

Roman contemporain finlandais

Format poche

Traducteur : Anne Colin du Terrail

Edition : Folio

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 254

Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonnel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis...

La douce empoisonneuse est mon troisième livre d'Arto Paasilinna. Il narre l'histoire de Linnea qui va devoir fuir son neveu qui veut la tuer afin de toucher son héritage.

Ce qui est surprenant dans ce livre c'est ce mélange d'humour et de cruauté. Kake, le neveu, et ses deux amis sont des délinquants en puissance. Alcooliques, paresseux mais se plaignant de leur situation, les trois jeunes sont de vrais parasites. Et le pire est que tuer cette vieille dame n'a pas l'air de leur poser beaucoup de soucis moraux. Du fait, le lecteur se met à les détester et à espérer qu'ils se prennent une bonne leçon.

A contrario, l'attachement à Linnea est immédiat. Petite vieille tranquille à la vie douce, Linnea pense sérieusement mettre fin à ses jours pour fuir le harcèlement dont elle est victime. Constituant un poison, le hasard va désigner une autre victime et rien de moins qu'un des voyous.

Commence alors un récit trépidant sur les tribulations de Linnea et les vengeances ratées de ses bourreaux. On rit beaucoup mais on ne perd pas de vue l'immoralité des voyous. L'auteur en profite pour dresser un portrait peu reluisant de la société finlandaise et il faut dire que l'image d’Épinal des pays scandinaves en prend un coup.

J'ai donc passé un très bon moment et ce livre me conforte sur la qualité des romans d'Arto Paasilinna. Bien écrit, acerbe, drôle et critique, ce livre ravira les fans de l'humour noir.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article