Le Prestige de Christopher Priest

Publié le par Walpurgis

Roman SF

Format poche

Traducteur : Michelle Charrier

Edition : Folio

Collection : SF

Date de parution : 2007

Nombre de pages : 496

Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, où les numéros de magicien et le spiritisme attirent les foules, deux prestidigitateurs, Alfred Borden et Rupert Angier, se rendent célèbres grâce à l'audace de leurs tours. Cette notoriété ne les protège pas de la jalousie, et bientôt les deux hommes se lancent dans une tragique compétition, chacun mettant au point un numéro de téléportation. Quelle folie ont-ils osé commettre pour devenir le plus grand des magiciens ?

Christopher Priest aborde dans ce livre la rivalité entre deux magiciens qui vont se combattre à grand renfort de manipulations et de sabotages. Sous la forme de carnets intimes (ceux des magiciens) et par le prisme des descendants, le lecteur va se voir révéler le secret de ces magiciens que sont Rupert Angier et Alfred Borden.

Le récit commence dans le présent avec le descendant de Borden, Andrew Westley. Adopté, il ne connaît pas sa famille et ce n'est qu'en rencontrant Kate Angier qu'il va apprendre le passé de sa famille et la rivalité des deux magiciens. Andrew, persuadé d'avoir un jumeau quelque part, va peut-être enfin découvrir la vérité.

Comme dit plus haut, le lecteur va lire les carnets intimes d'Angier et de Borden. C'est par ce dernier que l'on commence la découverte de la magie. Alfred Borden y parle de son enfance, de sa vocation et de sa rivalité avec Angier qui avait débuté sa carrière comme spirite. Si les prémices de la rivalité sont intéressantes, je me suis ennuyée avec toute la partie technique de la magie. Il faut savoir que ce n'est pas un monde qui m'attire d'où sans doute ce désintérêt. Au fil de la lecture, on voit que cette rivalité devient véritablement malsaine aussi bien sur le plan professionnel que privé. Borden semble sortir gagnant lorsqu'il réalise son illusion de l'homme transporté, le magicien disparaissant de la scène et apparaissant dans la salle, mais Rupert Angier le surpasse jusqu'à un dramatique accident qui enterrera la guerre des magiciens mais non la brouille entre les familles. Alfred Borden montre des signes de remords et de regrets tout en ne sachant pas se réconcilier avec Angier.

C'est dans une autre partie du roman que l'on est confronté à la vision de Rupert Angier. Le lecteur peut alors recouper les événements et confronter les versions. A la fois victime et bourreau, Rupert Angier montre toutefois une admiration pour son rival. A la recherche du secret de Borden, il va réaliser une prouesse technique grâce à un travail avec Nicholas Tesla, une prouesse dont la teneur ne se révèle qu'à la fin du roman et cloue sur place le lecteur. Car après des décennies de conflit, les descendants vont enfin clore leur histoire commune. Ce roman est l'occasion de voir l'évolution de la société de la fin du XIXe- début XXe siècle. Les découvertes scientifiques se multiplient, l'électricité prend place dans le quotidien et le monde de la magie va profiter de ses progrès. La personnalité de Tesla est bien exploitée, lui donnant ce côté mystérieux qui titille notre imagination. 

Alors même si le début du livre m'a laissé dubitative, j'ai vite été transportée dans la rivalité des deux illusionnistes. Leur relation toxique, le mystère sur leurs numéros nous emmènent dans l'histoire et le final assez horrifiant vous chamboulera.

 

Publié dans SF

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