Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, illustré par Benjamin Lacombe

Publié le par Walpurgis

Beau livre

Edition : Soleil

Collection : Métamorphoses

Date de parution : 2015

Nombre de pages : 294

A l'heure de commémorer les 150 ans du roman, cette très belle édition inédite, traduite par Henri Parisot, propose une immersion singulière : au fil du récit, les images s'imprègnent d'une envoûtante fantaisie baroque. Grâce à différentes techniques (gouache, huile et aquarelle), Benjamin Lacombe - auteur phare de la nouvelle illustration française - offre une dimension graphique surréaliste et subversive à un grand classique de la littérature anglaise.

Encore une fois, Benjamin Lacombe nous enchante en illustrant une histoire merveilleuse et rien de moins qu’Alice au pays des merveilles avec une très bonne traduction, celle d’Henri Parisot qui a su mettre en valeur les jeux de mots et les non-sens.

Pour célébrer les 150 ans de cette œuvre, le lecteur a le droit à un très beau livre relié de bleu et dont le dos est en toile marron. Je ne reviendrai pas beaucoup sur l’histoire puisque je l’ai déjà chroniqué ici. Même si cette traduction est différente, j’ai ressenti le même plaisir enfantin à relire cette histoire incroyable pas si absurde que cela. Je suis étonnée de voir qu’après autant de lectures, l’histoire semble revêtir de nouveaux sens ce qui en fait une lecture intemporelle et pas seulement réservée au public jeunesse. Des annexes sur la correspondance de Lewis Carroll avec des petites filles et sur le travail de traduction d’Henri Parisot accompagnent cette édition qui se veut donc riche et complète.

Pour ceux qui sont suiveurs du blog, ils ne seront pas surpris d’apprendre que j’admire depuis quelques années déjà le travail de Benjamin Lacombe. Lorsque la nouvelle qu’il allait illustrer ce conte est tombée, j’étais très confiante car je pensais que son imagination s’accorderait bien à celle de Lewis Carroll. Et je n’ai pas été déçue ! Le choix de plusieurs techniques et formats est très réussi. Doubles-pages à déplier, petits crayonnés en noir et rouge accompagnent parfaitement ce texte déluré. J’aurais aimé un peu plus d’illustrations sur certaines pages qui sont un peu vides.

Benjamin Lacombe a choisi de représenter Alice selon le modèle choisi par Lewis Carroll (et qui n’est donc pas Alice Lidell pour le physique) c’est-à-dire une petite fille au visage adorable et aux longs cheveux blonds. Alice a parfois des poses alanguies qui semblent s’inspirer des photos des modèles de petites filles prises par l’auteur britannique. J’ai beaucoup aimé ses idées sur Alice coincée dans la maison du lapin blanc, l’heure du thé avec le chapelier ou encore la représentation du roi et de la reine de cœur. Un travail de qualité qui est un vrai plaisir pour les yeux.

 

Publié dans Beaux livres

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