Rebecca de Daphné Du Maurier

Publié le par Walpurgis

Classique

Format poche

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 1971

Nombre de pages : 378 pages

Dès les premières heures à Manderley, somptueuse demeure de l'ouest de l'Angleterre, le souvenir de celle qu'elle a remplacée s'impose à la jeune femme que vient d'épouser Maxim de Winter. Rebecca, morte noyée, continue d'exercer sur tous une influence à la limite du morbide. La nouvelle madame de Winter, timide, effacée, inexpérimentée, se débat de son mieux contre l'angoisse qui l'envahit, mais la lutte contre le fantôme de Rebecca est par trop inégale.

Monte-Carlo, la narratrice, dame de compagnie timide et effacée, rencontre Maxime de Winter, riche aristocrate anglais veuf. Quelques semaines plus tard, là voilà mariée et emmenée à Manderley, domaine rêvé et idéalisé. Mais une angoisse terrible s'empare de la jeune épouse car la première femme de son mari, Rebecca, semble encore hanter les lieux.

Commence alors une histoire déroutante avec un domaine sublime, des domestiques taiseux voire hostiles, un mari qui semble mépriser sa femme et une narratrice qui essaie tant bien que mal de se montrer à la hauteur. Rebecca est la description du quotidien de Mme de Winter en son domaine. Un milieu dont elle ne connaît pas les codes et qui la mettent à mal notamment vis à vis de la domesticité dont l'étrange Miss Danvers qui semble obsédée par son ancienne maîtresse. Cette dernière, malgré son décès hante encore Manderley et l'entourage. Au fil du récit, l'auteur distille des indices sur la véritable personnalité de Rebecca et l'influence qu'elle avait sur tous et qui va révéler le pourquoi des attitudes de certains personnages.

L'histoire est passionnante même si j'ai vraiment accroché qu'à partir de l'arrivée à Manderley. On se prend de sympathie pour la narratrice si effacée, si timide et si naïve. On se prend au jeu d'en savoir plus sur Rebecca et j'ai été charmée par Manderley et sa situation exceptionnelle. L'écriture de Daphné Du Maurier est très belle, poétique et douce. Je regrette que la fin se termine de façon abrupte et laisse un goût d'inachevé.

 

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B
Il existe une suite écrite par l’auteur Susan Hill qui a écrit La dame en noire: la malediction de Manderley.
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W
Oui en effet on m'en a parlé sur IG ! Merci Ben !
Z
J'avais adoré le film, il faudrait vraiment que je lise le livre un jour !
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W
Pas vu le film mais on m'en a dit beaucoup de bien. Le livre est très très bien !