Le cycle de Pendragon, tome 5 : le Graal de Stephen Lawhead

Publié le par Walpurgis

Roman fantasy

Format poche

Traducteur : Luc Carissimo

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 2002

Nombre de pages : 480 pages

« Arthur, revenu sur les lieux de sa guérison miraculeuse, a été réveillé au milieu de la nuit par la vision d’un temple où la Coupe du Christ brillait d’un éclat comparable à celui du soleil. Le Pendragon est convaincu que cette vision était un signe du Roi des Cieux lui demandant d’édifier une demeure pour le Graal. La construction du Temple du Graal marquera le début d’une saison de paix et d’abondance qui durera mille générations. »
Mais c’est compter sans les sinistres manigances de Morgian et, au moment le plus imprévisible, le Graal disparaît...

Dernier tome de la pentalogie du cycle de Pendragon, le Graal est la suite directe du tome 4. Vainqueurs, les hommes d'Arthur accompagnent les Vandales pour qu'ils s'installent sur les terres promises mais le coeur n'y est pas car Arthur a été blessé mortellement et son salut ne peut venir que d'Ynis Avallach. Son retour inespéré a pourtant lieu et c'est Gwalchavad qui s'en fait le narrateur. Celui-ci raconte alors comment le Pendragon va vouloir honorer Dieu en protégeant le Graal.

Pendant la lecture de cette saga, j'ai souvent reproché à Lawhead son prosélytisme de la religion chrétienne. Ce tome n'a rien pour me faire changer d'avis car il est le plus religieux et le plus mystique. Dans de longs passages, la foi et le dévouement envers Dieu sont célébrés par des personnages extatiques. Si certains passages sont justifiés, d'autres paraissent bien superflues et amènent d'interminables longueurs.

L'histoire est lente mais pas forcément ennuyante. On suit avec attention la résurrection de Morgian et ses machinations perverses pour renverser Arthur et son royaume de l'été. Les interventions de Morgian en début de chapitres sont sans doute les passages que j'ai préféré et permettent de comprendre ses motivations mais aussi son parcours ignoré dans les précédents tomes.

J'ai déploré le début très long avant que se mette en place la véritable action du livre. Les délires d'Arthur m'ont semblé bien fatigantes. Le problème est que toute l'histoire paraît évidente et aucune surprise vient pimenter le récit.

Si ce tome et le précédent me paraissent dispensables, ils ont le mérite d'apporter des éléments nouveaux à l'histoire arthurienne. La saga dans son intégralité apporte des nouveautés et une version intéressante de la légende. Toutefois, je la conseillerai surtout jusqu'au tome 3 et ne pas être gêné par le côté religieux.

 

Publié dans Fantasy

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