Mademoiselle Christina de Mircea Eliade

Publié le par Walpurgis

Roman fantastique

Grand format

Edition : L'Herne

Date de parution : 1978

Nombre de pages : 282 pages

Egor, jeune peintre, fait un séjour au sein de la demeure familiale de Mme Mosco. Epris de la fille aînée Sanda, il déchante rapidement en sentant une atmosphère étrange imprégner la maison et ses environs. L'arrivée de Mr Nazarie, un archéologue, semble confirmer ses doutes lorsque celui-ci semble pris d'une peur étrange.

Pendant ma dernière année, j'ai beaucoup entendu parler de Mircea Eliade en cours d'anthropologie religieuse. ce n'est que plus tard que j'ai découvert qu'il avait écrit des romans. L'année dernière, je m'étais laissée emportée par La Nuit Bengali, un drame amoureux et cette année, j'ai choisi un roman fantastique inspiré du folklore roumain.

Ce roman plutôt court est basé sur l'atmosphère pesante et le dévoilement progressif d'indices sur ce qui influence les habitants de la maison. Le lecteur vit les angoisses d'Egor et de Mr Nazarie qui ne comprennent pas leur malaise. On les accompagne sur les pistes du mystère en étant tout aussi perdus qu'eux. La réussite du roman est cette atmosphère très angoissante et obscure dans une région connue mondialement pour être le berceau des vampires. Eliade embrouille le lecteur et ses personnages masculins en utilisant à la fois la réalité et le rêve qui se mêlent inextricablement.

Face à Egor et le professeur Nazarie, un trio de femmes semble connaître la raison du malaise. Si les personnages de Mme Mosco et Sanda ne brillent pas par leur originalité, le personnage de Simona, une enfant, est  effrayant à souhait. Quant à Mademoiselle Christina, elle se révèle aussi séduisante que dangereuse. Ses apparitions font monter d'un cran l'angoisse. On regrettera toutefois le manque de scènes marquantes et trop de passivité chez les victimes.

Ce qui est agréable est l'écriture simple mais soignée utilisée par l'auteur. La plume est belle sans fioritures, ce qui rend la lecture aisée et appréciable.

En conclusion, même si j'ai été un peu déçue par le manque de moments forts, j'ai passé un bon moment. Je conseillerai plutôt, dans le même genre, Carmilla de Le Fanu.

 

Publié dans Fantastique

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