Le temps du twist de Joël Houssin

Publié le par Walpurgis

Roman SF

Format poche

Edition : Folio SF

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 304 pages

L'alcoolisme comme rempart contre le virus qui menace de faire de vous un zombi, ce n'est gai qu'un temps. Pour le jour de ses seize ans, Antonin Hofa a prévu deux choses : goûter — enfin ! — aux joies du sexe et se suicider. Les amis du club des taudis humains y vont de leurs cadeaux, mais c'est d'un loup-garou fan de Led Zeppelin qu'Antonin reçoit le plus imprévisible : une buick Electra qui entraîne toute la bande dans le Londres des années 70. Du moins en apparence. Car dans ce Londres les hippies sont des fous sanguinaires, une Nouvelle Eglise répand son poison et, comble d'horreur, le Led Zeppelin ne semble pas promis à la formidable épopée qui fut la sienne ! Les plans de survie, le club ne connaît que ça. Mais comment twister le temps pour rendre les « seventies » à leurs grands mythes ? That is the question...

J'adore Led Zeppelin alors quand j'ai la quatrième de couverture, je me suis que ce livre était fait pour moi. Au final, je suis plutôt déçue par ce roman. 

Dans un monde post-apocalyptique, la zombification est devenue inévitable sauf si on se bourre la gueule du matin au soir. C'est ce que font Antonin et ses amis pour survivre. Pas de véritable avenir les attend, un pessimisme ambiant contamine l'atmosphère du livre et de l'histoire. L'ennui les guette mais grâce au génie cyberpirate de 42 Crew, quelques belles surprises les attend. Et d'ailleurs qui est ce mystérieux Orlando intronisé dans le groupe par le pirate ?

L'aventure prend son envol lorsque la bande se retrouve propulsée en 1968 suite à l'écoute d'un concert de Led Zeppelin.  Profitant de l'occasion pour s'amuser, le périple va tourner court lorsque le groupe va disparaître mystérieusement.

Le problème est que, finalement,  Led Zeppelin  n'est qu'un prétexte.  Certes,  on rencontre  Jimmy Page, le manager Peter Grant mais c'est tout. Quelques paroles de chanson émaillent le récit... Au final, on suit une bande de jeunes défoncés qui essaient de rentrer chez eux en utilisant des technologies qui n'existent pas encore. Les personnages ne m'ont pas convaincu surtout pas Antonin, complètement obsédé par sa virginité.

Je m'attendais à une plongée passionnante dans le Londres des années 70 mais c'est le côté cyberpunk qui est exploité. Là encore,  je n'ai pas accroché et j'ai trouvé ça ennuyant. Quelques petites choses interpellent le lecteur comme le cadavre inconnu du début du livre mais finalement on en apprend pas plus.

Même si le livre n'a pas été désagréable à lire, je n'y ai pas trouvé ce que je cherchais et je ressens pas mal de déception. Dommage car il y a des pistes intéressantes d'histoires.

 

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