La mare au diable de George Sand

Publié le par Walpurgis

Roman du XIXe siècle

Format poche

Edition : Garnier Flammarion

Date de parution : 1964

Nombre de pages :187 pages

La Mare au Diable est un lieu maudit où souffle l'angoisse. Près d'elle se déroule toute l'histoire. Un paysan, veuf avec ses enfants, cherche femme. Qui épousera-t-il? celle qu'on lui a promise, ou une pauvre paysanne, harcelée par son patron? Cette petite Marie est l'âme d'un paysage de rêve, et l'emblème de l'enfance éternelle.

J'ai de bons souvenirs des romans de George Sand que je lisais enfant. Je pensais avoir lu celui-ci mais vu que finalement l'histoire ne m'a rien rappelé du tout, j'ai dû me tromper.

La mare au diable est un endroit du roman qui va provoquer l'évènement central de l'histoire : Germain, jeune veuf, va tomber amoureux de la douce Marie.

Problème épineux puisque Germain doit faire la cour à une veuve et que Marie va devenir bergère dans une autre ferme. En partant de ce point, George Sand nous présente la paysannerie berrichonne, chère à son coeur. L'introduction commence avec une référence à une gravure de Hans Holbein qui appartient à un ensemble intitulé Les simulacres de la mort. Sauf que George Sand, dans sa description, va substituer la mort par un petit garçon beau comme un ange, Petit Pierre qui jouera un rôle non négligeable dans l'histoire. Du réalisme noir d'Holbein, l'auteur propose une vision plus douce et idéalisée de la vie paysanne.

Une fois l'histoire de Germain et Marie quasi terminée, c'est l'occasion de parler des noces paysannes et des traditions qui en découlent. On sent toute la nostalgie de l'auteur face à la disparition des us et coutumes du Berry.

Quant au noyau central de l'histoire, l'amour contrarié de Germain et Marie, c'est une peinture qui semble bien naïve baignée par une atmosphère légèrement surnaturelle. Le comportement de Marie, l'innocence de Petit Pierre et la raison de Germain se rassemblent pour former un tout de pureté paysanne qui rentrera en conflit plus tard avec l'attitude déplacée d'un propriétaire terrien.

Même si la lecture ne m'a pas paru désagréable, l'histoire naïve et les différents passages sur la paysannerie ne m'ont pas convaincu. J'avais hâte de terminer pour passer autre chose et j'ai été déçue de ne pas retrouver le goût de mon enfance. Dommage !

 

Publié dans Classique

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