Ô Verlaine ! de Jean Teulé

Publié le par Walpurgis

Littérature française

Format poche

Edition : Pocket

Date de parution : 2005

Nombre de pages : 337 pages

Natif de Béziers, Henri-Albert Cornuty habitait la ferme de ses parents quand son oncle lui offrit pour son quinzième anniversaire les Poèmes saturniens de Paul Verlaine. Cette lecture le troubla si fort que, sans prévenir qui que ce soit, il partit pour Paris rencontrer son idole. Il fit la route à pied et rencontra Verlaine au premier jour de l’automne 1895. Il ne le quitta plus jusqu’à sa mort trois mois plus tard.

Ô Verlaine ! raconte les derniers mois de la vie de Verlaine. Malade, pauvre, parasité par deux maîtresses, il va connaître un regain de popularité notamment dans le milieu estudiantin du quartier latin.

On rit beaucoup mais on est aussi choqué voire dégoûté. Le récit est souvent cruel et sordide. On explore les bas-fonds parisiens où vit le poète, ça pue, c'est sale et ça transpire l'alcool et la luxure.

Quant à Verlaine, il n'est pas un personnage particulièrement agréable. En pleine déchéance, il se complaît dans cette situation dépensant l'argent dans la fée verte. Entouré d'une clique de gentils loosers : Cazals, Bibi-la-purée et son chien Pistolet ou encore Léon Deschamps, il peut aussi compter sur Henri-Albert, son admirateur fanatique et violent. Toutefois, Verlaine n'a pas son pareil pour improviser des poèmes même vulgaires d'où l'admiration qu'il suscite.

Les voir tous déambuler dans des promenades rocambolesques est un vrai plaisir. On éprouve beaucoup de sympathie pour eux et aussi leur loyauté vis à vis de Verlaine. Le personnage du Décadent, Tailhade, et sa compagne apportent une touche de folie supplémentaire avec quelques scènes hallucinantes.

Sans être complètement conquise, j'ai apprécié le récit qui se lit facilement. Quelques poèmes de Verlaine émaillent le récit, dont ses plus connus, et nous rappellent son talent si jamais on  l'avait oublié.

 

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