Le cycle de Pendragon, tome 4 : Pendragon de Stephen Lawhead

Publié le par Walpurgis

Roman fantasy

Format poche

Traducteur : Luc Carissimo

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 2002

Nombre de pages : 512 pages

« Moi, Myrddin Emrys, je connais tous les récits perdus et ignorés, car j'étais auprès d'Arthur depuis le commencement. Et je me tenais à son côté en son heure la plus sombre. En un jour à nul autre semblable dans la longue histoire de notre race... un jour de duplicité, de terreur et de grande gloire. Oui ! De grande gloire. Car ce jour-là Arthur s'acquit le nom qu'il chérissait entre tous : Pendragon. »

Après le tome 3 consacré à Arthur, Stephen Lawhead revient avec ce 4e volume qui peut être considéré comme un complément au 3e tome.

Merlin est le narrateur d'aventures oubliées du règne d'Arthur La première constatation est que ce tome apporte peu à l'histoire d'Arthur. Certes, il s'agit d'histoires oubliées mais guère passionnantes. On retiendra surtout sa guerre contre le Sanglier Noir, qu'il va mener en Irlande et ensuite dans son royaume. Le final à Ynis Avallach fait aussi une révélation sur ce qu'a subi Arthur et amène adroitement au tome 5, le dernier de la série, intitulé Le Graal.

Que dire du roman ? Si l'écriture est toujours aussi belle et agréable à lire, on s'ennuie ferme. Et surtout ce tome reprend les mêmes défauts que j'ai déploré la précédente fois, trop de longueurs dont le sujet est le christianisme et le questionnement de la foi. Cette fois, les batailles ne m'ont pas dérangé malgré une place prépondérante dans le récit. Les stratégies d'Arthur sont bien présentées et à défaut d'être passionnée, cela permet l'immersion dans les combats.

Pour les personnages, on retrouve Arthur et son entourage direct : Merlin, Gwenhwyvar, les Cymbrogi. La psychologie de personnages est bien travaillée comme dans les précédents tomes. Etre plongé dans les méandres de l'esprit de Merlin est une belle expérience. Ses doutes grandissent, le plongeant dans des visions pessimistes.Au final, il est le personnage qui fait qu'on continue notre lecture, Arthur fait office de faire-valoir puisque connaissant déjà son destin, la surprise n'est plus là.

En conclusion, un tome dispensable qui reste toutefois de bonne qualité notamment pour l'écriture mais la lassitude se fait sentir sur le sujet.

 

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