Les annales de la Compagnie Noire, tomes 12 et 13 : Soldats de pierre de Glen Cook

Publié le par Walpurgis

Romans fantasy

Format poche

Traducteur : Frank Reichert

Edition : J'ai Lu

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 412 p. et 413 pages

La Compagnie noire s'est établie au Pays des ombres inconnues. Mais elle prépare son retour. Libéré de sa captivité sous la forteresse sans nom, le vieux Toubib a repris les annales. Le temps a passé. Et le Khatovar n'est plus loin, le pays mythique auquel aspiraient les vieux de la vieille, la terre des origines. L'Eldorado ? Rien n'est moins sûr. Dans ces mondes qui ploient sous la violence, la sorcellerie et les désirs pervers de divinités enfouies, le boulot ne manque pas pour les hommes de guerre. Car la guerre n'en finit pas. Nous voici au bout du voyage.

Ils sont revenus parmi les vivants ! Toubib, Madame, Murgen... ont repris leur place dans la Compagnie, enfin celle que Roupille consent à leur donner. En effet, une nouvelle génération s'est regroupée autour de la capitaine dont le talentueux Tobo, sorcier hors pair, fils de Murgen et Sarah. Un sorcier tellement puissant qu'il commande aux ombres offrant des armes invisibles à la Compagnie. Leur but : destituer Volesprit et tuer Kina.

Narré par Toubib, et ça c'est un vrai plaisir, Soldats de pierre raconte la préparation de la Compagnie pour son retour dans son monde. On assiste à beaucoup de tractations, d'opérations coup de poing afin que la Compagnie revienne lutter plus forte que jamais contre Volesprit. C'est l'occasion pour le lecteur de faire plus ample connaissance avec Tobo et de reprendre contact avec Toubib et Madame. Roupille et Murgen, surtout ce dernier, sont relégués au second plan. J'étais très contente de retrouver Toubib et son épouse car ils font partie de mes personnages préférés.

Ces tomes voient de nombreux personnages mourir. La guerre semble plus cruelle que jamais et fait réfléchir tous ces personnages vieillissants même chez les ennemis. La nouvelle génération prend le relais pour le meilleur comme pour le pire. Glen Cook prépare un passage de témoin. Ainsi Tobo est un rouage important de la Compagnie tout comme deux jeunes filles arrivées sur le tard, elles-mêmes sorcières.

Toubib reprend les annales et se cherche un successeur. Son rêve de retrouver le Khatovar semble proche...

La guerre et les différentes aventures qui s'y greffent nous emmènent vers un final qu'on attend et redoute en même temps. La fin offre une merveilleuse preuve d'amour qui confirme tout le bien que je pense du couple Madame-Toubib.

Chacun va vivre de sales moments, ils ont vieilli, changé, le passé s'invite dans leurs réflexions en inspirant des regrets ou des remords. Les disparitions successives les font osciller entre détermination et désespoir. Même les ennemis se remettent en question notamment Mogaba, ce frère impardonné.

Evidemment, la Compagnie recherche toujours la Fille de la Nuit et par ce biais d'empêcher Kina de déclencher l'année des Crânes. On sent Toubib et Madame ambivalents face à la situation d'une fille maléfique affectueusement appelée Boubou.

Cette fin termine donc la saga de la Compagnie Noire. Beaucoup d'action, de stratagèmes, de nouvelles situations et de drames mais aussi un regard vers le passé parfois nostalgique. Les heures de gloire de la Compagnie semble loin mais sont-elles éteintes définitivement ?

 

Publié dans Fantasy

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