Le destin miraculeux d'Edgar Mint de Brady Udall

Publié le par Walpurgis

Roman américain

Grand format

Edition : Albin Michel

Date de parution : 2001

Nombre de pages : 545 pages

"Si je devais ramener ma vie à un seul fait, voici ce que je dirais : j'avais sept ans quand le facteur m'a roulé sur la tête. Aucun événement n'aura été plus formateur. Mon existence chaotique, tortueuse, mon cerveau malade et ma foi en Dieu, mes empoignades avec les joies et les peines, tout cela, d'une manière ou d'une autre, découle de cet instant où, un matin d'été, la roue arrière gauche de la jeep de la poste a écrasé ma tête d'enfant contre le gravier brûlant de la réserve apache de San Carlos."

Souvent comparé à John Irving, Brady Udall est le renouveau de la littérature américaine. Son roman Le destin miraculeux d'Edgar Mint est très apprécié des lecteurs et pourtant cela n'a pas été mon cas, pourquoi ?

La vie d'Edgar commence véritablement lorsqu'il se fait écraser la tête par une voiture. Après des semaines de coma, il se réveille dans un hôpital où il nous raconte ses sensations, ses sentiments et son histoire. Edgar partage sa chambre avec différents malades dont le sympathique Art qui se prend d'affection pour lui. Il peut aussi compter sur les visites du docteur qui l'a sauvé, Barry. Brady Udall a choisi des personnages souvent borderline pour entourer ce petit garçon dont le réveil du coma est vécu comme un miracle. Les situations frôlent l'absurde, des évènements s'enchaînent mais malheureusement je me suis ennuyée. Ce passage à l'hôpital m'a semblé sans fin et c'est avec soulagement que je suis passée à la partie suivante.

Mais le passage sur le pensionnat m'a encore plus ennuyée malgré sa rencontre avec son ami, les 400 coups dont il est le complice malgré lui. Ca m'a juste serrer le coeur de voir les conditions, si elles sont véridiques, de ces écoles dépotoirs pour enfants indiens.

La dernière partie est consacrée à son adoption chez les Mormons. La religion rentre alors en force dans le roman mais j'ai préféré la version qu'en a donné John Irving dans Une prière pour Owen. Le petit garçon m'a touché dans sa foi et son espoir en la vie future mais encore une fois, l'ennui s'est pointé en pleine lecture. Et ce ne sont pas les apparitions folles de Barry le long  du roman qui m'ont aidé à sortir de ma léthargie littéraire.

Quant à la fin, je ne l'ai pas vraiment aimé. Certes ce côté tragédie touche beaucoup mais je crois que j'avais été trop déçue pour apprécier ce final. Niveau écriture, ça se lit facilement malgré la densité du roman.

Vous l'aurez donc compris, je n'ai pas aimé ce roman et je ne relirai sans doute pas cet auteur.

 

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Frankie 05/11/2016 19:35

C'est dommage que tu ne l'aies pas aimé. C'est vrai que j'avais aussi trouvé des longueurs dans la partie pensionnat mais tout le reste avait su me plaire. J'avais bien aimé le côté burlesque de certaines situations.

Walpurgis 06/11/2016 10:06

C'est bête mais je crois que j'avais trop Une prière pour Owen dans la fête pour le côté divin et miraculeux et le traitement de Brady Udall plus burlesque ne m'a pas convaincu. C'est vraiment dommage que je n'ai pas su arrêter la comparaison mais bon ça arrive.