La forêt des renards pendus d'Arto Paasilinna

Publié le par Walpurgis

Roman contemporain finnois

Format poche

Traducteur : Anne Colin du Terrail

Edition : Folio

Date de parution : 1994

Nombre de pages : 262 pages

" Trois lingots d'or fin de douze kilos brillaient dans l'herbe, Rafael Juntunen les caressa.
Sa main était moite, son cœur battait plus vite qu'à l'ordinaire. Jamais il n'accepterait de partager ce butin avec quiconque. Il cacherait plutôt ce trésor au fond des forêts, par exemple en Laponie, mais il n'en céderait pas une once... Au matin, il monta dans sa voiture et pointa le capot vers le nord... Au bout d'un jour et demi, il constata qu'il était perdu. Mais tant mieux. S'il ne savait pas où il était, personne d'autre ne le saurait.
" Le gangster ne va pourtant pas rester seul très longtemps. Il est bientôt rejoint par un ex-major de l'armée, viré pour alcoolisme, et une Lapone nonagénaire enfuie d'un asile de vieillards. Les trois compères vont résister à tout, aussi bien aux complices de Rafael, décidés à récupérer leur part du magot, qu'aux représentants de la "civilisation ". Mais on ne transgresse pas impunément les lois qui règlent la vie en société...

Premier contact avec Arto Paasilinna pour moi avec ce roman plutôt déjanté, La forêt des renards pendus est une histoire sympathique qui frôle parfois l'absurde. 

Rafael, riche gangster, doit échapper à ses acolytes. Le voilà parti dans les grands espaces finlandais où il espère pouvoir se cacher. C'était sans compter sur le major Remes, un militaire à bout de souffle et une petite vieille bien courageuse,Naska. Tous les trois vont lier leurs destins au fin fond d'une cabane, transformée en palais. On n'a plus qu'à ajouter, des prostituées de luxe, un renard intelligent baptisé Cinq cent balles, des curieux et on obtient ce roman cocasse.

C'est une lecture originale qui donne sur l'absurde mais qui laisse la place aussi à l'émotion. Je n'ai pas été transportée à 100% dans la folie de Mr Paasilinna mais j'ai découvert un style frais et dépaysant. J'ai surtout adoré la vieille Naska, noyée dans ses souvenirs et sa parano. J'ai souri à chaque passage avec Cinq cent balles mais je n'ai pas accorché au reste.

Je tenterai peut-être de lire Le lièvre de Vatanen, sans doute le plus connu de ses romans et qu'il cite rapidement dans celui-ci, pour me faire une idée plus définitive sur cet auteur pas comme les autres.

 

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