Les Foulards rouges de Frédéric H. Fajardie

Publié le par Walpurgis

Roman historique

Grand format

Edition : JC Lattès

Date de parution : 2001

Nombre de pages : 570 pages

En 1648, Louis XIV n'est encore qu'un enfant et la France est gouvernée par le cardinal Mazarin. Mais la Fronde gronde. Parlementaires et nobles complotent pour prendre le pouvoir. Mazarin, en quittant les appartements de la reine, tombe dans un guet-apens. Quatre hommes armés l'attendent pour l'assassiner. Le comte de Nissac, célèbre lieutenant d'artillerie du prince de Condé, surnommé Loup de Pomonne, les élimine en quatre coups d'épée. Cet acte de bravoure lui vaut la confiance du cardinal qui doit se replier au château de Saint-Germain-en-Laye avec la reine et le Dauphin. Il charge Nissac de réunir un groupe de fidèles. A Paris, ils espionneront les Frondeurs et saboteront leurs projets. Constitué de quelques amis et de trois hommes qui devaient partir aux galères, la bande des "Foulards rouges" réussit son premier exploit en cambriolant le banquier qui alimentait les rebelles. Poursuivant leurs sabotages, ils vont aider le chef de la police royale à identifier un mystérieux tueur en série qui dépèce ses victimes.

Un héros irréprochable, une histoire d'amour sincère, des amitiés à toute épreuve, une enquête policière, de l'action, voici ce que nous propose l'auteur avec ce livre historique, centré sur la période de la Fronde.

Le comte de Nissac, héros à l'ancienne, séduit le lecteur avec sa galanterie et sa liberté d'esprit. Je lui reprocherai un côté parfait un peu ennuyant par moments. Courageux, loyal, il se met au service de Mazarin et constituer la bande des Foulards rouges, composée de nobles et de repris de justice. Dommage que là aussi, l'entente se fasse immédiatement et que l'histoire continue tranquillement.

C'est ce que je reprocherais à ce récit, c'est cousu de fil blanc, aucune surprise malgré beaucoup d'action et d'épique. La lecture est donc agréable mais je me suis ennuyée. J'ai toutefois apprécié la plongée en pleine époque de la Fronde qui m'a semblé bien reconstituée. Quant à l'enquête sur le dépeceur, elle est décevante. Annoncée dès le début du livre, cette histoire semble importante avant de devenir plus que mineure et au final, une fois l'identité du criminel révélée, on s'en fout un peu (surtout que c'est assez facile à deviner).

Autre point agaçant, une répétition d'expressions dans l'écriture (je ne supportais plus "se frotter les mains comme les pattes d'une mouche"). Après, l'écriture est fluide et agréable, ce qui fait qu'on tourne facilement les pages.

Au final, Les foulards rouges est un roman de cape et d'épée au rythme trépidant mais qui souffre d'un trop plein de perfection : héros idéal, groupe loyal, héroïne parfaite... bref on s'ennuie ! C'est trop gentillet pour réellement surprendre.

 

 

Publié dans Historique

Commenter cet article