Le Cycle de Pendragon, tome 3 : Arthur de Stephen Lawhead

Publié le par Walpurgis

Fantasy

Format poche

Traducteur : Luc Carissimo

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 2007

Nombre de pages : 576 pages

« Arthur n'est pas digne d'être roi. Pion de Merlin, il est de basse naissance. Inconstant, mesquin, cruel et stupide, c'est une brute ignorante et bornée. Les gens disent tout ceci, et bien pire encore, au sujet d'Arthur. Laissez-les faire. Quand tout est dit, quand tous les arguments sont épuisés, ce simple fait demeure : nous suivrions Arthur jusqu'aux portes de l'Enfer, et même au-delà, s'il le demandait. Montrez-moi un autre homme qui puisse se prévaloir d'une telle loyauté. «Cymbrogi», nous appelle-t-il : «compagnons de coeur». Cymbrogi ! Nous sommes pour lui le ciel et la terre. Et Arthur est pour nous tout cela... et bien davantage. Méditez cela. Réfléchissez-y longuement. Alors seulement, peut-être, commencerez-vous à comprendre l'histoire que je vais vous narrer... »

Une quinzaine d'années après la fin du tome 2, Arthur vient réclamer le trône de Bretagne après avoir tirer l'épée de Bretagne de la pierre mais les différents chefs bretons ne semblent pas vouloir le reconnaître.

Ainsi commence l'histoire de la conquête du trône et du règne d'Arthur. Trois narrateurs se succèdent pour nous la conter : Pelléas (l'apprenti de Merlin), Bedwyr (l'ami d'enfance d'Arthur) et Aneirin (le barde d'Arthur). Même si Arthur est le sujet de ce roman, l'artisan de son histoire est Merlin. Fidèle au fils d'Aurelius, le druide guide le jeune homme sur la voie de Dieu.

Et là encore, je déplore les forts nombreux passages qui traitent du christianisme, une véritable overdose se fait sentir au fil des pages. Autre bémol, les batailles fort nombreuses qui ennuient au bout d'un moment. Malgré ça, le récit reste agréable à lire et l'atmosphère poétique est toujours présente.

Les personnages sont pléthore. L'ancienne génération : Merlin, Pelléas, ceux d'Avallon et Loth plus quelques autres, est rejointe par une nouvelle génération : Arthur (évidemment), Bedwyr, Cai, Bors qui seront les compagnons d'Arthur, des chefs étrangers comme Fergus et aussi la belle Gwenhwyvar, la princesse irlandaise, qui n'est autre que Guenièvre. J'étais très agréablement surprise par la version que nous en propose Stephen Lawhead, nous sommes loins d'une femme faible et geignarde.

Comme il l'a fait pour les tomes précédents, l'auteur a remanié le mythe arthurien pour nous proposer une version originale. Et la mission est encore réussie ! Ne cherchez pas de Perceval ou de Lancelot, pas d'amoour caché... Quelques éléments restent tels la Table Ronde dont j'ai aimé l'interpréation, la quête du Graal, la disparition d'Arthur.

Arthur reste pour moi un récit de qualité. Il faut aller au-delà de ses défauts pour apprécier l'originalité de cette version. Je lirai la suite avec curiosité mais je ne sais pas du tout à quoi m'attendre.

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