Lélia de George Sand

Publié le par Walpurgis

Classique

Format poche

Edition : François Beauval

Date de parution : 1973

Nombre de pages : 282 pages

Lélia est une femme dont le charme subjugue plusieurs hommes dont le jeune poète Sténio. Mais si ce dernier est fou d'amour, Lélia semble refuse de ressentir la même chose.

Roman romantique dans toute sa splendeur, Lélia célèbre le mal-être, l'amour impossible, la complexité de l'existence. On aime ou pas !

Ma lecture a été ennuyante et c'est avec beaucoup de discipline et non de plaisir que j'ai terminé ce roman. J'ai pris en compte que ce texte représentait un courant et une époque mais je n'ai pas vraiment accroché.

Tout d'abord, je n'ai pas aimé Lélia. C'est une jeune femme intelligente mais tellement dans l'analyse qu'elle en oublie de vivre. D'ailleurs, le peu de vie qu'elle s'autorise devient alors extrêmement compliquée. A la fois ange et démon, elle en devient extrêmement agaçante et plus d'une fois je l'aurais bien giflé voire massacré. Et dire qu'elel serait un alter ego de George Sand, et bien je préfère penser que ça a été caricaturé.

Lélia est entourée de trois prétendants. En premier lieu, Sténio qui lui écrit des lettres enflammées. Un jeune poète romantique, désespérant de connerie (non, je ne comprends vraiment pas le caractère romantique !) qu'il en devient antipathique. Son désespoir m'a toutefois touché lorsque Sténio regagne sa lucidité. Il est en concurrence avec Trenmor, un ancien riche devenu bagnard. Plein de sagesse, c'est un personnage tampon qui fait du bien parmi nos chers désespérés.Enfin Magnus, le prêtre, m'a paru plus sensé dans sa folie. Le déchirement que lui provoque sa foi et son amour envers Lélia m'a paru logique. Mais il reste assez antipathique car il a une certaine mauvaiseté.

Quant à l'histoire, elle m'a paru très longue. Cette version est la version originale dont la fin est différente du remaniement de 1833. Pour avoi lu rapidement le final de l'autre version soit-disant plus optimiste, le tout finit en tragédie comme il se doit dans cette ère romantique. Le contexte du livre m'a paru lourd, trop enfermé dans des analyses spirituelles et religieuses qui polluent l'histoire. Je n'ai vraiment pas l'état d'esprit pour lire ce genre de chose où le pessimisme semble la règle de vie.

Je n'ai pas réellement apprécié ma lecture mais par contre la beauté des mots, la poésie de certains instants m'ont plu. Je conseille ce roman aux amateurs du romantisme du XIXe et aux fans de George Sand.

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